Depuis 2009, la Fondation a permis à une trentaine de volontaires, de venir en appui aux actions de la Fondation, de ses associations partenaires ou encore de projets soutenus en France métropolitaine, en outre-mer ou dans les pays du sud.
La première rencontre des volontaires Fondation s'est tenue le 16 février 2012 dans nos locaux. Les 7 volontaires ont pu échanger, présenter leur mission et leur structure d'accueil.
- Gwladys du Civam de l'Hurpoix, lauréat 2010 sur la valorisation des productions agricoles locales en circuits court ,
- Elsa de Terre et Cité, lauréat 2010 sur le maintien et le développement de l'agriculture périurbaine sur le Plateau de Saclay ,
- Anne-Sophie, Aurélie et Nina de Colibri, lauréat sur la campagne "Tous candidats!" ,
- Roxane et Hautia de la Fondation Nicolas Hulot sur la plateforme J'agis pour la Nature et le soutien à projet .
Découvrez leurs témoignages :Nom : SOTOCA
Prénom : Gwladys
Intitulé du volontariat : Education et sensibilisation à l'environnement
Dates de début/fin de mission : Du 01 février au 31 juillet 2012 (6 mois)
Structure : CIVAM de l'Hurepoix
Mon rôle au sein du CIVAM de l'Hurepoix est de sensibiliser les élèves aux produits locaux, à travers des animations dans les établissements, des visites de ferme etc. Ainsi, j'interviens sur l'approvisionnement en produits agricoles des établissements scolaires par les producteurs du CIVAM (Centres dInitiatives pour Valoriser l'Agriculture et le Milieu rural).
Le service civique, c'est un bon moyen de se faire de l'expérience. D'ailleurs, je le recommande déjà à certains de mes anciens camarades. Mais, le principal est de faire quelque chose qui nous plaît avant tout.
Avec les Mediaterre, projet de l'association Unis-Cité qui mobilise des jeunes volontaires en service civique pour sensibiliser des familles modestes à la préservation de l'environnement, c'est une histoire de cheminement progressif et d'enrichissement mutuel. Florence de Monclin, responsable pédagogique et Benoît Faraco, responsable du programme climat-énergie, tous deux membres de l'équipe de la Fondation, en témoignent dans cet entretien croisé.
Peux-tu nous dire qui sont les Médiaterre et quelle est leur mission ?
Florence : Le projet des Médiaterre est avant tout une aventure humaine. Lancé par l'association Unis-Cité, le projet mobilise des jeunes volontaires en service civique pour sensibiliser des familles modestes à la préservation de l'environnement. Par un contact direct, régulier et inscrit dans la durée, ils aident ces familles à passer à l'acte en adoptant progressivement des écogestes relatifs à l'énergie, l'eau, les déchets et la consommation pour un double bénéfice : faire des économies et agir en faveur de l'environnement.
Comment leur route a-t-elle croisé celle de la Fondation ?
Florence : Avec les Mediaterre, c'est une histoire de cheminement progressif. A l'origine, en 2009, Unis-Cité avait reçu une bourse de notre Fondation pour contribuer à la phase de lancement portant sur une centaine de participants répartis sur huit villes pilotes. Ensuite, j'ai eu le plaisir d'être associée avec d'autres partenaires associatifs, Comité 21, UNCPIE et FNE, au comité d'experts sollicités pour la création d'outils pédagogiques destinés aux volontaires et aux familles. Et, dans la foulée, se sont multipliés les échanges d'expériences et les rencontres avec les jeunes et les familles. Humainement, ce projet est particulièrement intéressant parce qu'à mesure qu'il se développe chacun fait un pas de plus vers l'autre. Et intellectuellement, il s'inscrit complètement dans notre mission de faire la jonction entre la réflexion prospective et les pratiques de terrain. Dans cette 3e année des Mediaterre qui, pour 2000 familles accompagnées, mobilise 470 jeunes dans 80 quartiers, la plus récente des étapes de ce rapprochement a été franchie par Benoît, notre expert énergie-climat qui, à la demande d'Unis-Cité, est intervenu le 12 janvier dernier comme formateur auprès des jeunes volontaires.
Une formation sur l'énergie, ce n'est pas évident du fait de la complexité du sujet. Comment susciter des interactions ? Quelles ont été les éventuelles difficultés ou facilités rencontrées ?
Benoît : Ce qui est intéressant c'est de voir que les Médiaterre sont confrontés à des familles qui au départ n'ont pas forcément une sensibilité écologique et qu'ils abordent le sujet de l'énergie notamment par la question du prix. Aussi, dans cette formation, on est parti de : "pourquoi le prix de l'énergie va augmenter ?", pour élargir ensuite aux questions environnementales. Pour donner des réponses concrètes sur la manière d'aborder le sujet avec des familles qui accumulent les difficultés faibles revenus, logements souvent mal isolés- et sont souvent en situation de précarité énergétique, j'ai évoqué avec eux pourquoi ça vaut le coup de faire des économies d'énergie, d'autant plus le prix de l'énergie risque encore d'augmenter. On a passé en revue les grands enjeux énergétiques, la hausse du prix du pétrole, la sécurité nucléaire qui nécessite d'investir davantage et le développement des énergies renouvelables qui reposent sur des technologies encore chères aujourd'hui. J'ai ensuite ouvert à d'autres questions environnementales. En effet, ce n'est pas parce qu'on est dans une situation sociale difficile qu'on est à l'abri des impacts environnementaux plus globaux. C'est même le contraire. On est donc revenu sur les émissions de gaz à effet de serre, le changement climatique, les énergies fossiles gaz, pétrole, charbon, énergies dont le prix va augmenter du fait de leur raréfaction et dont la consommation contribue au changement climatique. On a donc abordé ensemble pourquoi cela valait le coup de se prémunir du changement climatique parce qu'avec lui, ce sont les plus pauvres qui vont trinquer en premier, qui vont souffrir le plus des canicules, des événements climatiques extrêmes, des problèmes sanitaires engendrés. C'était un peu la porte d'entrée pour dire pourquoi il est important de se préoccuper du sujet de l'énergie.
Programme phare de l'association Unis-Cité, "Les Médiaterre" sont des jeunes en Service Civique qui relèvent un défi majeur : amener l'écologie dans les quartiers populaires !
Rojan, 23 ans, volontaire à Unis-Cité à Châlons-en-Champagne, est particulièrement sensible à cette dimension : en leur apportant simplement sa présence et de petites astuces, elle est fière de pouvoir les aider à réduire leurs factures.