Le jury « Solidarité Sud » de la Fondation a eu lieu lundi 30 janvier 2012. Sur les 8 projets présentés, 5 ont été retenus par le jury. Le dispositifs Solidarité Sud est destiné à soutenir dans les pays du Sud des projets capables de concilier l'épanouissement économique et social des sociétés humaines tout en préservant les ressources naturelles.
Coup de projecteur sur deux projets lauréats :
« Lombric Aide : système pour la gestion écologique des déchets, sécurité alimentaire et auto emploi ». Mexique
Au sein de la décharge de la ville d'Oaxaca au Mexique, plusieurs familles marginalisées et discriminées gagnent leur vie en triant et revendant les matériaux recyclables qui arrivent aux décharges. Cette activité informelle est insuffisante pour leur garantir une alimentation de bon niveau nutritionnel, l'accès aux soins médicaux et la couverture des frais de scolarité des enfants.
Via le lombricompostage, l'association SiKanda veut exploiter les ordures organiques pour améliorer les conditions de vie des populations. L'engrais organique ainsi produit sera vendu et/ou utilisé dans le jardin potager des familles recycleuses.
Chaque famille bénéficiaire s'engage également à faire à don de lombric à d'autres familles lorsque ces derniers se seront reproduits.
« Appui à la réduction de la pauvreté féminine à Cayar par une meilleure valorisation du poisson braisé séché » Sénégal
Au Sénégal, les femmes qui transforment le poisson (kejax) se sont engagées à ne plus transformer des espèces dont la capture est interdite. Au Sénégal, ce sont les seules femmes dans secteur de la pêche, engagées dans cette voie de pêche durable.
C'est ainsi que le projet « Appui à la réduction de la pauvreté à Cayar par une meilleure valorisation du poisson braisé-séché », initié par l'association APTE (Assainissements Pêche Tourisme Environnement) améliore les revenus des femmes et contribue à la sécurité alimentaire en milieu pauvre tout en préservation l'environnement. Le projet vise à promouvoir l'écolabellisation locale en se valorisant les atouts tels que l'aire marine protégée, les efforts de participation des femmes à la conservation des ressources, les conditions de travail respectueuses de l'environnement, le respect des normes sanitaires.
Sur les 600 000 emplois estimés dans le secteur de la pêche artisanale, les 2/3 concernent le secteur de la post-capture où se concentre l'essentiel des activités féminines. Ces activités sont liées à plusieurs métiers dont la transformation artisanale du poisson. Cette dernière absorbe près de 40 % des débarquements soit près de 400 000 tonnes. Cayar débarque près de 50 000 tonnes et occupe la troisième place en termes de volume de ces débarquements. Dans la localité, environ 80% de la population de Cayar vivent de la pêche qui est la principale source de revenue.
A Cayar, la production du poisson braisé-séché ou kejax mobilise 60 % de la population féminine active, absorbe 40 % de débarquements et génère près de 400 millions de FCFA chaque année. Ce projet arrive à faire l'articulation entre la transformation du poisson qui est une forme de valorisation des débarquements et la conservation des ressources. Le produit bénéficie de différents atouts favorables à la mise en place d'un label écologique local.
Pourquoi veiller à une bonne qualité de l'air dans son logement ?
Nous passons la plus grande partie de notre temps à l'intérieur , 14 heures par jour à notre domicile : à la maison, au bureau, dans les magasins... Or, l'air que nous respirons est 5 à 10 fois plus pollué que l'air extérieur!
L'air que nous respirons n'est pas toujours de bonne qualité car les sources de pollution dans les logements sont nombreuses : tabagisme, moisissures, matériaux de construction, meubles, acariens, produits d'entretien, peintures, colles, parfums d'ambiance... et contribuent à la pollution de l'air intérieur.
Certains polluants peuvent être de nature chimique (sous forme de gaz comme les composés organiques volatils) ou biologiques (pollens, moisissures, acariens...). Si notre logement n'est pas suffisamment aéré, les polluants s'accumulent, en particulier l'hiver, lorsque l'on ouvre moins souvent les fenêtres. Cette pollution peut avoir des effets sur la santé : allergies, irritations du nez, des yeux, des voies respiratoires, maux de tête, vertiges, insomnies, asthme voire intoxications.
Les femmes enceintes, les enfants en bas âge et les personnes âgées sont plus exposés à la pollution de l'air intérieur.
Réduire les risques pour la santé est possible. Chacun peut agir chez soi pour les limiter. Mais comment assurer la qualité de l'air intérieur ?
La Fondation vous invite donc à découvrir sur son site internet des gestes simples pour améliorer la qualité de votre air intérieur.
En savoir plus:
> Un nouvel étiquetage pour la qualité de l'air
> Retrouvez tous les écogestes à faire chez vous , au bureau ou dans vos loisirs
Depuis 2009, la FNH travaille sur l'introduction de produits de qualité, de proximité et de saison dans les cantines qu'elles soient de collectivité ou d'entreprise. La restauration collective est en effet un formidable levier pour transformer nos territoires vers plus de durabilité : agriculture, santé, économie, qualité de l'eau. Tous les bienfaits d'une restauration collective responsable sont là !
Actualisation du guide de la RCR : une nouvelle version disponible !
Lancé à l'occasion du Congrès des Maires de France en 2009 en collaboration avec la FNCIVAM, le guide de la restauration collective responsable s'adresse aux collectivités et aux entreprises pour les orienter dans leur projet : qualité des produits, réglementation, politiques publiques, menus, sensibilisation des convives ... toutes les thématiques sont détaillées et illustrées par des projets de terrain.
2500 exemplaires ont ainsi été diffusés dans toute la France. Forts de ce succès, la FNH et la FNCIVAM ont souhaité actualiser et éditer une nouvelle version de ce guide qui sera distribué à 3000 exemplaires. Ce document intègre par exemple les modifications apportées au code des marchés publics depuis 2009 ou encore les évolutions des projets de terrain présentés. Si vous êtes acteurs de ce secteur, n'hésitez pas à nous en demander un exemplaire papier !
Trois journées pilotes en région pour échanger sur l'approvisionnement responsable : 150 acteurs réunis en World cafés

Le 17 novembre à Nantes, le 9 décembre à Toulouse et le 18 janvier à Péronne (Picardie) : trois dates ont permis aux acteurs de l'approvisionnement des cantines régionales de se réunir pour une journée de travail commune. La FNH et le CCC ont organisé ces journées autour d'un format innovant, le World café, qui permet à tous de contribuer à trouver les blocages et les solutions pour développer l'approvisionnement responsable sur son territoire. Ainsi élus, acheteurs, cuisiniers, producteurs, transformateurs, grossistes, associations, institutions ont travaillé toute la journée pour identifier ensemble des pistes d'action. Il s'agit maintenant d'entretenir la dynamique au niveau des territoires pour poursuivre la réflexion.
Des synthèses de ces journées seront disponibles en mars. La FNH tirera également des enseignements de ces journées pour porter des messages auprès des décideurs nationaux.
Au vu du succès de ces trois journées, trois nouveaux évènements pourront être organisés fin 2012 dans trois nouvelles régions.
En savoir plus:
> Sur les journées de la Restauration Collective Responsable
> Guide de la Restauration Collective Responsable
> Retrouvez sur la web tv des Picards, la vidéo de la journée RCR
Avec les Mediaterre, projet de l'association Unis-Cité qui mobilise des jeunes volontaires en service civique pour sensibiliser des familles modestes à la préservation de l'environnement, c'est une histoire de cheminement progressif et d'enrichissement mutuel. Florence de Monclin, responsable pédagogique et Benoît Faraco, responsable du programme climat-énergie, tous deux membres de l'équipe de la Fondation, en témoignent dans cet entretien croisé.
Peux-tu nous dire qui sont les Médiaterre et quelle est leur mission ?
Florence : Le projet des Médiaterre est avant tout une aventure humaine. Lancé par l'association Unis-Cité, le projet mobilise des jeunes volontaires en service civique pour sensibiliser des familles modestes à la préservation de l'environnement. Par un contact direct, régulier et inscrit dans la durée, ils aident ces familles à passer à l'acte en adoptant progressivement des écogestes relatifs à l'énergie, l'eau, les déchets et la consommation pour un double bénéfice : faire des économies et agir en faveur de l'environnement.
Comment leur route a-t-elle croisé celle de la Fondation ?
Florence : Avec les Mediaterre, c'est une histoire de cheminement progressif. A l'origine, en 2009, Unis-Cité avait reçu une bourse de notre Fondation pour contribuer à la phase de lancement portant sur une centaine de participants répartis sur huit villes pilotes. Ensuite, j'ai eu le plaisir d'être associée avec d'autres partenaires associatifs, Comité 21, UNCPIE et FNE, au comité d'experts sollicités pour la création d'outils pédagogiques destinés aux volontaires et aux familles. Et, dans la foulée, se sont multipliés les échanges d'expériences et les rencontres avec les jeunes et les familles. Humainement, ce projet est particulièrement intéressant parce qu'à mesure qu'il se développe chacun fait un pas de plus vers l'autre. Et intellectuellement, il s'inscrit complètement dans notre mission de faire la jonction entre la réflexion prospective et les pratiques de terrain. Dans cette 3e année des Mediaterre qui, pour 2000 familles accompagnées, mobilise 470 jeunes dans 80 quartiers, la plus récente des étapes de ce rapprochement a été franchie par Benoît, notre expert énergie-climat qui, à la demande d'Unis-Cité, est intervenu le 12 janvier dernier comme formateur auprès des jeunes volontaires.
Une formation sur l'énergie, ce n'est pas évident du fait de la complexité du sujet. Comment susciter des interactions ? Quelles ont été les éventuelles difficultés ou facilités rencontrées ?
Benoît : Ce qui est intéressant c'est de voir que les Médiaterre sont confrontés à des familles qui au départ n'ont pas forcément une sensibilité écologique et qu'ils abordent le sujet de l'énergie notamment par la question du prix. Aussi, dans cette formation, on est parti de : "pourquoi le prix de l'énergie va augmenter ?", pour élargir ensuite aux questions environnementales. Pour donner des réponses concrètes sur la manière d'aborder le sujet avec des familles qui accumulent les difficultés faibles revenus, logements souvent mal isolés- et sont souvent en situation de précarité énergétique, j'ai évoqué avec eux pourquoi ça vaut le coup de faire des économies d'énergie, d'autant plus le prix de l'énergie risque encore d'augmenter. On a passé en revue les grands enjeux énergétiques, la hausse du prix du pétrole, la sécurité nucléaire qui nécessite d'investir davantage et le développement des énergies renouvelables qui reposent sur des technologies encore chères aujourd'hui. J'ai ensuite ouvert à d'autres questions environnementales. En effet, ce n'est pas parce qu'on est dans une situation sociale difficile qu'on est à l'abri des impacts environnementaux plus globaux. C'est même le contraire. On est donc revenu sur les émissions de gaz à effet de serre, le changement climatique, les énergies fossiles gaz, pétrole, charbon, énergies dont le prix va augmenter du fait de leur raréfaction et dont la consommation contribue au changement climatique. On a donc abordé ensemble pourquoi cela valait le coup de se prémunir du changement climatique parce qu'avec lui, ce sont les plus pauvres qui vont trinquer en premier, qui vont souffrir le plus des canicules, des événements climatiques extrêmes, des problèmes sanitaires engendrés. C'était un peu la porte d'entrée pour dire pourquoi il est important de se préoccuper du sujet de l'énergie.
A partir du diagnostic environnemental du collège et une base théorique et documentaire sur le développement durable, les éco-déléguées du collège de Pao Pao (île de Moorea) sensibilisent leurs camarades à la préservation de leur environnement. Ils interviendront pendant l'heure de vie de classe pour présenter leurs outils de sensibilisation au développement durable : l'éco-cartable, l'alimentation responsable, l'énergie, le tri des déchets.
A partir de livres sur le développement durable, les élèves vont réaliser des documents informatifs destinés aux écoles élémentaires et primaires, et aux commerçants de Pao Pao pour les amener à une réflexion progressive sur l'éco-citoyenneté dans leurs achats.
Le Collège de Pao Pao à Moorea est engagé dans une démarche éco-école depuis 2011. Ce programme international d'éducation à l'environnement et au développement durable (EEDD), décerne un label aux écoles élémentaires, collèges et lycées qui s'engagent vers un fonctionnement éco-responsable et qui intègrent l'EEDD dans les enseignements. Dans les établissements qui se portent volontaires, les élèves, les enseignants, la direction et les personnels travaillent successivement sur six thèmes prioritaires : l'alimentation, la biodiversité, les déchets, l'eau, l'énergie et les solidarités. Dans le cadre des enseignements et en partenariat avec les élus locaux, des associations locales et des parents d'élèves notamment, les établissements mènent un diagnostic qui débouche sur l'amélioration progressive de la gestion environnementale du bâtiment scolaire et sur la mise en place d'actions de solidarité.
En savoir plus :
> Sur le projet du collège
> Sur le label eco-école
> Découvrez en vidéos les projets soutenus par la Fondation