Entreprises, particuliers, collectivités, associations : découvrez comment repenser vos activités pour qu'elles soient compatibles avec le fonctionnement de la planète, grâce à cette formation en ligne proposée par la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme (FNH).
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Replacer le capital naturel au cœur de nos activités
40% de l'économie repose sur l'exploitation du capital naturel(1). 60% des écosystèmes sont dégradés ou en passe de l'être(2), pour une facture estimée à 7% du PIB mondial chaque année(3)... La liste des rapports scientifiques faisant état des dégradations subies par la planète ne cesse de s'allonger. Le constat est fait, reste à se concentrer sur les causes pour inventer des moyens en mesure d'inverser la tendance...
Pour assurer une durabilité à nos activités, le défi est donc bien de passer d'un système de prélèvement sans limites des ressources naturelles, à un système qui préserve les biens et services issus de la biodiversité, tout en permettant aux humains de répondre à leurs besoins fondamentaux. Il faut que chacun comprenne la nécessité et l'intérêt de passer d'une approche linéaire (extraire, produire, jeter) à une approche en phase avec le cycle de la nature (optimisation, recyclage, réutilisation).
Sources :
(1) : rapport Pavan Sukhdev sur l'économie des écosystèmes et de la biodiversité, 2008.
(2) et (3) : Millenium Ecosystem Assessment.
Jean-Jacques Blanchon, coordinateur biodiversité, agriculture et territoires de la Fondation Nicolas Hulot a participé à l'émission CO2 Mon Amour de France inter présentée par Denis Chessous consacrée aux métiers de l'environnement.
« C'est une dynamique qui est en train d'être construite car elle a démarré dans le cadre du Grenelle de l'Environnement pour donner une visibilité aux métiers de l'environnement. Un premier inventaire a abouti à l'identification d'environ 40 métiers rapportant à 6 grandes familles de métiers, ce qui représente environ 60 000 emplois. »
Les invités à cette émission sont:
- Jean-Marie Pelt: Pharmacien agrégé, botaniste-écologiste et fondateur de l'Institut européen d’écologie à Metz
- Christian Couloumy: Chef de secteur au Parc national des Ecrins
- Olivier Thaler: Maitre de conférences en biologie à l’Université Montpellier 2
- Jean-Jacques: Coordinateur biodiversité, agriculture et territoires de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme.
En savoir plus :
> Retrouvez l'intervention de Jean-Jacques Blachon en podcast sur le site de France Inter
> Retrouvez le programme biodiversité de la FNH
> Pour tout savoir sur les métiers de la biodiversité
Chaque année, la Journée mondiale des zones humides (JMZH) est célébrée le 2 février, pour commémorer la signature de la Convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar.
A l'occasion de cette journée, différentes structures organisent des actions de découverte et de sensibilisation du public sur les zones humides et la Convention de Ramsar. Le thème choisi pour la JMZH 2012 est "Le tourisme dans les zones humides : une expérience unique".
L'UICN France, dont la FNH est membre, publie aujourd'hui une étude sur la compensation écologique, réalisée avec le concours de ses membres, experts et partenaires entreprises. Elle comporte plusieurs recommandations pour inscrire, de façon plus encadrée et plus efficace, ce mécanisme dans la lutte contre l'érosion de la biodiversité.

L'UICN France rappelle en premier lieu que la compensation est un mécanisme qui ne doit intervenir qu'après la mise en place de mesures d'évitement et de réduction des impacts initialement identifiés (respect de la séquence Éviter / Réduire / Compenser). Son principal fondement est, à minima, la non-perte nette de biodiversité mais doit plutôt viser un gain net de biodiversité.
L'UICN France rappelle également que la compensation doit correspondre à des actions de terrain, au plus près des sites impactés, avec une obligation de résultats, et non à un dédommagement financier. Les financements dédiés à la compensation doivent servir à la réalisation d'actions qui doivent être proportionnées aux atteintes causées par le projet et aux enjeux écologiques des sites, et additionnelles pour répondre à des objectifs nouveaux de conservation, si des mesures de protection ou de gestion sont déjà en place.
Au niveau international, les actions de compensation écologique sont en plein essor mais très variables d'un pays à l'autre : le principe de compensation étant, dans certains cas, intégré dans les cadres juridiques nationaux et, dans d'autres, issu d'engagements volontaires.
En France, la réflexion concernant le principe de compensation, bien qu'il soit mentionné dans la loi de 1976 sur la protection de la nature, est relativement récente. A l'heure actuelle, il n'existe pas de cadre national commun (guides méthodologiques ou lignes directrices) relatif à la compensation, mais le Ministère de l'Ecologie y travaille, et cette étude a aussi pour objectif d'apporter une contribution à ces travaux.
Qu'il s'agisse de banques de compensations, de fonds de compensation ou de compensations uniques, tous ces systèmes présentent des avantages mais aussi un certain nombre de limites. L'UICN France propose des réponses à ces limites pour une mise en œuvre complète et efficace du système de compensation, en intégrant par exemple la biodiversité ordinaire et les services écologiques dans l'établissement des mesures compensatoires ou encore de créer un observatoire de la compensation.
Téléchargez l'étude "La compensation écologique : État des lieux et recommandations. UICN France (2011). Paris, France.
En savoir plus:
> UICN
> Le programme Biodiversité de la FNH
> Guide pratique pour la réalisation de listes rouges régionales - 11/01/12
> Liste rouge: une biodiversité de plus en plus en danger - 01/12/11
La 17e Conférence des Nations Unies sur le Climat s'est achevée à Durban dans la nuit de samedi à dimanche, après 48 heures de débats confus. La finalisation d'un accord sur l'avenir du régime climatique semble avoir soulagé l'immense majorité des délégations, mais les décisions adoptées laissent sceptiques quant à la volonté des gouvernements de la planète de s'attaquer sérieusement au problème des émissions de gaz à effet de serre.

L'avancée majeure de Durban, c'est que pour la première fois, les deux pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre (GES), la Chine et les Etats-Unis, s'accordent sur un texte qui les engage juridiquement. Ce traité, dont les contours restent flous, sera finalisé avant 2015 et entrera en vigueur en 2020. Dans l'intervalle, le protocole de Kyoto, dont la première période d'engagement arrive à son terme le 31 décembre 2012, devrait être prolongé pour une deuxième période. Cependant, il ne recouvre plus que 15% des émissions mondiales de GES. En effet, seule l'Union Européenne s'est pour l'instant engagée dans ce cadre.
Cela est positif, mais demeure insuffisant pour éviter un changement climatique important, de l'ordre de 4°C à 6°C d'ici la fin du siècle, et dont les conséquences, notamment en Afrique, seront catastrophiques. Comme le rappelle l'Agence Internationale de l'Energie, les émissions de GES devront impérativement décroître à partir de 2017, or chaque année, elles battent de nouveaux records. « Il y a un décalage énorme entre ce qui a été décidé à Durban et ce qu'il faudrait faire pour ne jamais dépasser les 2°C, explique Jean Jouzel, climatologue qui a participé au sommet de Durban. Alors que tous les pays ont souscrit à cet objectif, c'en est vraiment désespérant. »