Le rapport final sur l'économie des écosystèmes et de la biodiversité pour les entreprises (TEEB), a été présenté à Nagoya (Japon), lors de la 10ème Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique.

Publié en juillet dernier, cette étude montre que les chefs d'entreprises des pays en développement, riches en biodiversité s'inquiètent de la disparition du «capital naturel».
Plus de 50% des PDG interrogés en Amérique latine et 45% en Afrique considèrent que l'appauvrissement de la biodiversité est une menace pour la croissance économique.
Par contre, moins de 20% de leurs homologues d'Europe de l'Ouest partagent leurs inquiétudes.
Ces résultats, présentés dans une étude de l'économie des écosystèmes et de la biodiversité, montrent que les dirigeants qui ne réussiront pas à intégrer la gestion durable de la biodiversité dans leurs projets d'entreprise seront de plus en plus dépassés sur le marché.
Selon une autre étude récente, également reprise dans ce rapport, un nombre croissant de consommateurs (60% des personnes interrogées en Amérique et en Europe et plus de 90% au Brésil) se préoccupe de l'appauvrissement de la biodiversité. Plus de 80%t des consommateurs interrogés ont déclaré qu'ils n'achèteraient plus les produits des sociétés dont la politique d'approvisionnement ne se préoccupent pas d'éthique.
Le rapport «économie des écosystèmes et de la biodiversité des entreprises» montre que les grosses sociétés, ainsi que leur impact sur le capital naturel mondial, pourraient être mieux surveillées grâce à des études et des évaluations toujours plus performantes.
Selon un rapport à paraître prochainement, le groupe de consultants britanniques TruCost, pour le compte des principes d'investissement responsable, évalue l'impact ou les effets sur l'environnement des 3 000 plus grosses sociétés à environ 2,2 milliards de dollars par an.
Pavan Sukhdev, directeur du rapport sur l'économie des écosystèmes et de la biodiversité a déclaré: «Grâce notamment à notre travail, l'importance économique de la biodiversité et des écosystèmes passe du spectre de l'invisible au visible. Il est évident que certaines sociétés de certains secteurs et certains continents entendent ce message et agissent pour bâtir des entreprises du 21ème siècle plus durables.»
Ce rapport a été diffusé lors du Premier Symposium mondial sur l'entreprise la biodiversité le 13 juillet à l'Excel Centre à Londres.
Pour plus d'informations:
The TEEB for Business report (en anglais): The Economics of Ecosystems and Biodiversity (TEEB) study
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