Face à une société individualiste, en grave déficit d’empathie et de compassion, Frans de Waal tire la sonnette d’alarme.

Dans un livre qui fera date, remarquable d’intelligence, de vie, de culture, et d’humour, il démontre à travers nombre d’exemples du monde animal et de sociétés humaines, combien la coopération et l’entraide, contrairement aux idées reçues, sont essentielles à la survie des espèces.
Et si nous investissions ces lieux incultes, laissés à l’abandon, ces tristes villes en béton, et si nous les faisions fleurir soudain ? La guérilla jardinière (ou Guerrilla Gardening) est une forme d’action directe citoyenne et écologiste, qui utilise le jardinage comme moyen d’action.

Ses activistes occupent des endroits délaissés, dont ils ne sont pas propriétaires, pour y faire pousser des fleurs, des légumes. Ils récupèrent les terres de la négligence ou du mauvais usage pour leur donner une nouvelle destination. La guérilla jardinière défend le droit à la terre et la réforme agraire. C’est une fronde qui remet en question le régime foncier, interpelle les pouvoirs publics sur leur utilisation. Dans certains cas, c’est un pied de nez au «tout béton» de nos villes, mais c’est ailleurs une revendication pour des cultures vivrières, comme le Mouvement des sans-terre au Brésil, des gens privés de terre. Parfois, cela débouche sur des jardins partagés ou communautaires.
A l’occasion de la Climate week, Jean Jouzel a répondu à une interview le 19 mars dernier. Directeur de Recherches au CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives), Jean Jouzel a fait dans cet organisme l'essentiel de sa carrière scientifique, largement consacrée à la reconstitution des climats du passé à partir de l'étude des glaces de l'Antarctique et du Groenland.

De 2001 à 2008, il a été Directeur de l'Institut Pierre Simon Laplace (IPSL), qui regroupe six laboratoires de la région parisienne impliqués dans les recherches sur l'environnement global. Il a participé au titre d'auteur principal aux rapports du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat co-lauréat du Prix Nobel de la Paix en 2007), dont il est depuis 2001, membre du bureau et vice-président du groupe de travail scientifique.
Conjointement avec Claude Lorius, il a, en 2002, reçu la Médaille d'or du CNRS.
Pourquoi avoir choisi de parrainer la climateweek?
Je pense que le rôle du scientifique n’est pas de rester dans sa tour d’ivoire. Son rôle est de témoigner, de transmettre l’avis de sa communauté scientifique.
