Témoignage de Pierre Mollo, biologiste, spécialiste du plancton.
Sans plancton, la vie serait difficile pour notre planète. Présent depuis 3,5 milliards d’années, le plancton végétal fournit la plus grande partie de l’oxygène que l’on respire. Il est à la base des chaînes alimentaires marines puisqu’il sert de nourriture au zooplancton que mangent ensuite les poissons. Ainsi, le plancton d’aujourd’hui, c’est les protéines qu’on trouvera dans la mer dans 20 ans.
L'École Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme, située en plein cœur du Morbihan prend place à proximité immédiate du Parc animalier et botanique de Branféré, son terrain d'apprentissage privilégié.

L' école, conçue pour favoriser l'ouverture des enfants et des jeunes sur le monde du vivant qui les entoure, met en place des activités pédagogiques et des animations originales, alternant découverte, expérimentation et réalisation, principalement menées sur le Parc de Branféré. Elles favorisent une prise de conscience des liens d'interdépendances entre les êtres vivants.
De nouveaux séjours agréés "Jeunesse et Sports" sont mis en place pendant l'été et la Toussiaint 2010. Il s'agira d'une immersion complète pour les 8-17 ans, au cœur du Parc animalier et botanique de Branféré, dans la nature environnante et en bord de mer.
Le fondateur de la philosophie "Cradle to Cradle" (C2C), Michael Braungart vous invite à la première conférence française sur ce concept révolutionnaire.


Le principe est assez simple et se base sur l'inépuisable force régénératrice de la nature où les déchets des uns deviennent la nourriture des autres. Cette conférence a reçu le coup de cœur 2010 de la Fondation Nicolas Hulot car le concept de Cradle to Cradle incarne très justement un pas que nos sociétés peuvent franchir pour tendre vers un modèle plus respectueux de l'utilisation de nos ressources naturelles... c'est donc une bonne illustration du "Chapitre 2" de la Fondation.
La biodiversité, c’est la nature et les humains réunis. C’est tout simplement la condition première de la vie. Notre santé et notre bien-être dépendent de la biodiversité. Grâce à elle, nous respirons, mangeons, buvons, consommons, créons, innovons…
Nous avons cru pouvoir dominer la nature et exploiter ses ressources à l’infini. Nous pesons sur les autres formes de vie sur terre plus qu’aucune espèce ne l’a jamais fait, et nous atteignons la limite de ce que la planète peut supporter. La disparition des espèces et des milieux naturels ne peut plus continuer au rythme actuel. Notre capacité à aborder le futur dans de bonnes conditions en dépend.
Si nous le décidons, nous avons le pouvoir d’agir pour changer les choses et construire l’avenir.
Cher-e-s ami-e-s,
En 2007, vous avez signé, comme 750 000 Français le Pacte écologique porté par la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme. Votre mobilisation sans précédent a permis d'obtenir l'engagement de Nicolas Sarkozy, de 9 autres candidats à la présidentielle, et de plus de 400 députés et sénateurs de faire de l'environnement une priorité de l'action publique. Des avancées concrètes ont été obtenues : création d'un n°2 du gouvernement en charge du développement durable, les conclusions du Grenelle de l'Environnement et le vote à l'unanimité de la loi Grenelle I... qui ont suscité beaucoup d'espoir.
Avec le Grenelle de l'Environnement, nous pensions le constat partagé, nous pensions pouvoir nous concentrer sur la recherche de solution, il n'en est rien. Les mots clefs des années à venir sont désormais exclusivement la compétitivité, l'emploi, la santé comme si toutes ces problématiques ne dépendaient pas profondément de l'état de notre environnement. Le développement durable n'est décidément pas l'axe structurant de l'ensemble des politiques publiques. C'est au mieux un axe parmi d'autres : l'économie, le social, l'agriculture, la culture. Au pire, un axe opposé aux autres. Le discours dominant redevient celui d'il y a plusieurs années : la réponse aux défis écologiques est de nouveau systématiquement opposée à la compétitivité économique et à la protection des emplois. L'environnement redevient un simple enjeu électoral, une variable d'ajustement. Ce n'est pas l'esprit du Pacte écologique.
