Par Thierry Libaert - Maître de conférences à Sciences-Po Paris, membre du Comité de Veille Ecologique et Christophe Roux-Dufort - Professeur de management à la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval

Depuis près d'un an, la controverse sur le réchauffement climatique s'est amplifiée. Cette contestation s'attache aux aspects les plus techniques du problème et à la réalité même du changement climatique, mais également au mode de fonctionnement de l'organisation internationale d'études sur le climat, le GIEC, également connu sous son sigle américain IPCC (International Panel on Climate Change).
Les partisans du climato-scepticisme, ceux qui dénoncent la réalité du dérèglement du climat, concentrent souvent leurs attaques sur le mode de fonctionnement de cette organisation comme point d'appui d'une dénonciation plus globale sur la crédibilité de la menace climatique. Les critiques proviennent de régions du monde très diverses et commencent à faire sentir leurs effets sur une opinion publique qui se met à douter des politiques d'entreprises ou des choix d'actions gouvernementaux. Doutes d'autant plus prononcés que l'affaire dite du «Climategate» qui, sur la base d'échanges de courriers électroniques entre experts, suggérait que des scientifiques du climat les plus influents du GIEC s'étaient rendus coupables de graves dérives déontologiques, a contribué à la montée des critiques sur cette institution.
L’essentiel des poissons que nous consommons proviennent des plateaux continentaux, soit entre 0 et 200 mètres de profondeur. Quelques pêcheries s’étendent au-delà de 200 mètres de profondeur, il s’agit de la pêche profonde. Les bateaux de pêche profonde utilisent des filets gigantesques qui raclent le fond, détruisant ainsi les écosystèmes. De plus, 80% des poissons contenus dans les filets sont des prises dites «accessoires», c’est-à-dire que les poissons pêchés ne sont pas ceux qui sont recherchés et sont ainsi rejetés, morts, à la mer. Les espèces pêchées sont principalement le merlu, la lingue franche et la lingue bleue, l’empereur, le flétan, le sabre noir et certains requins. Certaines de ces espèces sont en danger car leur cycle de reproduction est lent, les juvéniles font partie des prises, la ressource est largement surexploitée et les habitats (monts sous-marins, canyons, récifs coralliens) sont détruits par les engins de pêche...

La mission pêche profonde a été mandatée par les deux Ministres de la pêche et de l’écologie lors du Grenelle de la Mer dans le prolongement du Grenelle de la Mer. Pendant une année, ONG, entreprises, syndicats, scientifiques se sont rencontrés, sur un mode de gouvernance à plusieurs acteurs afin d’évaluer la durabilité écologique, économique et sociale de cette pêche dans le but de faire des propositions d’évolution. Après un an de travail, cette mission se termine par un échec dans la mesure où elle n’a pas répondu à son objectif principal qui était de «s’assurer que les pêches en eaux profondes étaient viables économiquement, socialement et écologiquement, pour que leur poursuite, éventuellement adaptée, puisse être envisagée».
Le Nouvel Observateur du mois de juillet consacre un dossier entier aux produits bio.
Pourquoi sont-ils plus chers? Est-ce bon pour la santé? Leur goût est-il meilleur? Autant de questions auquel l’hebdomadaire tente d’apporter des réponses à travers des articles, des témoignages…

Parmi les articles, un entretien entre Bruno Le Maire, Ministre de l’Agriculture et Marc Dufumier, agronome membre du Comité de Veille Ecologique de la Fondation Nicolas Hulot .
Voici quelques extraits des propos de Marc Dufumier :
«Le bio est bien un acte de résistance a l'agriculture chimique ; On sait que ces processus de production ont un effet bénéfique sur la santé et sur l'environnement. Le bio montre donc le chemin a suivre a l'agriculture dite conventionnelle […] Ce que je redoute, c’est une agriculture extensive sur des milliers d’hectares comme en Ukraine. Il faut pratiquer un bio intensif, mais intensif en travail, de façon à créer de l’emploi. Intensif par l’utilisation des ressources naturelles renouvelables.»
Pour en savoir plus :
Sur le site du Nouvel Observateur
Retrouvez toutes les publications des membres du Comité de Veille Ecologique de la Fondation Nicolas Hulot
À l'heure où les pouvoirs publics entendent développer la participation citoyenne, qu'en est-il des actions de concertation engagées par les acteurs locaux pour gérer ensemble des ressources ou des territoires?
Nombreuses, novatrices et souvent pertinentes, ces initiatives méritent d'être mieux reconnues afin de créer plus de synergies entre la gestion territoriale de l'environnement et les pouvoirs publics.

Dialogues entre agriculteurs et ostréiculteurs au sujet de la qualité de l'eau, débats autour de la gestion d'un espace naturel ou de l'aménagement d'un quartier : les auteurs s'appuient sur trois cents projets menés en France pour dresser un portrait aux mille visages de la concertation territoriale.
Ils montrent comment ces initiatives multiformes instaurent une véritable culture de la concertation indispensable à la dynamique des territoires et introduisent une nouvelle façon de vivre la participation démocratique.
Mettant en perspective ces différents projets, ils établissent ensuite un ensemble de propositions pour que démocratie participative et démocratie représentative se complètent plus harmonieusement. projets, ils établissent ensuite un ensemble de propositions pour que démocratie participative et démocratie représentative se complètent plus harmonieusement.
Le Festival des Bouchures, Coup de Coeur de la Fondation Nicolas Hulot reprend su service pour une 6ème édition riche en sonorités d'ici et d'ailleurs.
Tutti Arti et la Compagnie du Paysage ont travaillé pour vous présenter un programme surprenant et plein d’inventivité : concerts, spectacles, randonnées musicales, rencontre avec des gens de métiers (apicultrice, maraîchers bio), journée autour du développement durable, projection-débat, et stages vocaux.

Ce festival vous invite à vivre des moments poétiques, à découvrir les recoins secrets du bocage et à assister à l'éclosion des talents de demain.
Pour clôturer de manière conviviale le festival, le propriétaire du château de Chazelet vous ouvre les portes de son parc.
Cette journée au château comprend plusieurs animations artistiques, de la sensibilisation à l'alimentation bio, la protection de l'environnement et le respect de la nature.
Côté éco-conception
La vaisselle utilisée est recyclée, la production de déchets est réduite au maximum, des toilettes sèches sont installées et le tri des déchets mis en place tout le long du festival. Pour terminer en beauté l'après-midi au château, le festival des Bouchures organise un apéritif et dîner en musique avec des produits bios et locaux.
Plus d'informations sur le Festival des Bouchures : tuttiarti.com ou lacompagniedupaysage.fr
Afin de mieux connaître les habitudes de pêche et l’impact du retournement des pierres, une étude comportementale des pêcheurs d’étrilles est menée sur les champs de blocs suivis par VivArmor Nature et ses partenaires scientifiques.
Elle consiste à observer les pêcheurs présents sur les champs de blocs et à évaluer le nombre de séances de pêche, le nombre de pierres retournées en moyenne, les blocs remis en place ou non… Cela complètera les études de fréquentation et les suivis écologiques en cours.

En parallèle, des actions de sensibilisation auprès des pêcheurs amateurs seront poursuivies. Là encore, tous les bénévoles sont les bienvenus pour informer et diffuser massivement les règles de pêche!
Ces actions se déroulent sur quatre sites de pêche des Côtes d’Armor:
Encore aujourd’hui, plus de 25 % de la population de la planète n’a pas accès à l’eau potable.
«Pour la première fois, l’Assemblée générale des Nations Unies est intervenue directement pour reconnaître le droit à l’eau comme un droit universel de l’Homme. Il s’agit d’une initiative sans précédent qui porte au plus haut degré du système des Nations Unies les revendications des peuples pour la reconnaissance de ce droit pour tous, condition nécessaire à tout développement et à la paix mondiale.» selon Danielle Mitterand, Présidente de la Fondation France Libertés.

Alors qu’EDF sensibilise les jeunes supporters de l’Open de Natation aux enjeux de l’eau, L’Oréal mobilise ses collaborateurs autour des nombreux projets de solidarités soutenus et initiés dans le monde par le groupe ; enfin VINCI Autoroutes invitera les vacanciers traversant ses réseaux cet été à découvrir la richesse de la faune de nos régions, qu’il s’emploie à préserver.
Présente aux côtés d’EDF pour la 4ème année consécutive, soit depuis le lancement de cette compétition internationale, rendez-vous mondial de la natation, la Fondation a sensibilisé les jeunes supporters présents à travers des animations participatives les 26 et 27 juin dernier. Les nageurs du Team EDF, Alain Bernard, Coralie Balmy et Hugues Duboscq s’étaient prêté au jeu des portraits dans le cadre de la campagne "La Biodiversité c’est ma Nature".

Quizz sur les enjeux de l’eau, jeu du tri des déchets issu des Climat’Party, jeu «La nature en toutes choses»… L’ensemble des animations ludo-pédagogiques de la Fondation ont permis à de nombreux jeunes enthousiastes de venir tester et améliorer leurs connaissances!

Les problématiques liées au développement durable ne cessent de gagner en importance: réchauffement global, inégalités sociales, crise économique, pollutions, rareté des matières premières, etc.
La large prise de conscience publique de ces enjeux est la clef de voûte de leurs résolutions et donc de la pérennité de nos sociétés. Mais après des années de progrès indiscutables, la sensibilisation «classique» au développement durable commence aujourd’hui à montrer ses limites. Pire encore, la tendance est à une marginalisation de ces enjeux comme l’a démontré l’échec récent de la conférence de Copenhague ou les victoires des thèses dites «éco-sceptiques».

Plusieurs populations de baleines sont menacées à travers le monde par les collisions avec des navires. En Méditerranée, en plein cœur du Sanctuaire PELAGOS, la communauté scientifique et plusieurs armateurs s’unissent pour faire face à ces accidents.
C’est de cette dynamique qu’est né le système REPCET (Repérage en Temps Réel des Cétacés), un outil informatique et collaboratif à l’usage de la navigation commerciale. Constitué d’un réseau de compagnies maritimes impliquées dans la protection des mammifères marins, REPCET permet le partage en temps réel des positions connues de baleines sur les routes de navigation, grâce à une communication satellite.
Issu de 10 années de collaboration entre compagnies maritimes, acteurs de l’environnement et ingénieurs, REPCET est le premier système informatique de surveillance des positions de baleines pour les navires.
Son objectif: limiter les risques de collisions, l’une des premières causes de mortalité des grands cétacés de Méditerranée.
Le parc animalier et botanique de Branféré s’est doté d’un nouvel équipement, un Parcabout. Perchés dans les arbres, les visiteurs peuvent désormais dominer les girafes.

Ce parc d'évolution acrobatique, dont le concept est né à Groix, propose au public d'évoluer dans les arbres en totale liberté dans un univers magique. Au-dessus du vide (4m de haut maximum) et dans le respect de la nature, petits et grands vont pouvoir observer les animaux du parc animalier en prenant de la hauteur, tout en découvrant les sensations de rebond et d'apesanteur.
Voyages-sncf.com dévoile le nom des 22 nominés de la 4ème édition des Trophées du Tourisme Responsable. Avec 195 candidatures reçues, l'engouement des professionnels pour les Trophées se confirme.
Plus que jamais, le Comité de sélection, composé de 30 experts, choisit de mettre en avant une offre attractive et crédible pour composer son voyage responsable de A à Z. Voyager responsable, c'est en effet respecter les hommes et l'environnement, ET surtout passer de bons moments!
Présidée par Nicolas Vanier, cette 4ème édition est placée sous le signe de «l'implication».

Le Réseau National EcoNav, créé en 2007 a été officialisé en 2008, avec le concours de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme et l’Agence des Aires Marines Protégées.
Ce réseau s’est formé autour du concept d’ «éconavigation», terme générique regroupant l’ensemble des options écologiques pour la construction, l’utilisation, l’accueil et la fin de vie des bateaux de pêche, de plaisance, de transport et de service. La démarche concerne l’ensemble des usagers et acteurs de la mer.

Aujourd'hui le Réseau EcoNav rassemble des ONG, des institutions privées et publiques, des personnalités, des centres de recherches. Ensemble, ils travaillent sur le cahier des charges de l'éconavigation pour aboutir à la création d'un écolabel. Un tel réseau permet une concertation efficace pour l'élaboration de campagnes de sensibilisation à l'éconavigation à destination de l'ensemble des usagers et professionnels de la mer.
Il constitue aussi une plate-forme pédagogique, d'information et de formation et renseigne usagers et professionnels en fournissant contacts, liens et conseils techniques.
C’est pourquoi, du 22 au 25 juillet 2010, le village EcoNav sera au cœur des Fêtes Maritimes de Douarnenez où de nombreuses animations seront menées :

Tout a commencé en 2002, au cours du Sommet de la Terre de Johannesburg, avec une idée lancée en l’air par le philosophe Patrick Viveret et le maire de Lyon, Gérard Collomb. Cette idée semble simple : traiter de la question humaine sans tabou ni cloisonnement.
“Contrairement à toutes les autres questions, la question humaine ne dispose d’aucun expert! explique Gérard Collomb. Elle est l’affaire de tous et de chacun, une affaire d’expérience de vie, de sensibilité, de conscience. Comme le dit Patrick Viveret, il s’agit de mettre sur la question humaine les mêmes énergies, les mêmes capacités pluridisciplinaires que pour sauver la Terre. Nous sommes dans l’apprentissage d’une véritable forme de responsabilité sociale.”

Au menu de la 9ème édition de ces Dialogues qui ont pris place à Lyon du 2 au 4 juillet 2010 sous la coordinnation de Geneviève Ancel: des débats sur l’environnement, la culture, les réseaux, la gouvernance, les solidarités…, des agoras (“Une autre façon d’échanger”), des ateliers d’olfaction, et même une caravane de dix mots (pour parler de francophonie).
Bref, un peu de New Age intelligent dans le Grand Lyon!
La Fondation Nicolas Hulot accorde des soutiens financiers permettant la mise à disposition de professionnel (VSI) ouverts à toute structure à but non lucratif portant un projet dont la mise en oeuvre est en Afrique, Amérique Latine, Caraïbes ou Asie du Sud Est.
Le dispositif «Solidarité Sud» de la Fondation Nicolas Hulot est orienté sur des projets portés directement par la société civile du Sud ou du Nord avec un partenariat fort avec une structure du Sud . Ceux-ci doivent concilier l'épanouissement économique et social des sociétés humaines tout en préservant leur environnement.

Le premier jury du dispositif Solidarité Sud s’est déroulé le 29 juin 2010. Le jury a sélectionné 5 projets:
On avait remarqué l'intervention de Marion Cotillard dans le spot publicitaire du collectif des ONG, l'Utimatum climatique, rassemblées à l'occasion du sommet de Copenhague de décembre 2009 sur les enjeux du climat.
L'actrice française a confirmé son engagement en partant début juin une semaine en Afrique, précisément au Congo, accompagnée des membres de Greenpeace. Ce carnet de voyage réalisé en 7 vidéos a permis à Marion Cotillard de constater le pillage des forêts : « À chaque rencontre, lors de chaque discussion avec des habitants de ces forêts, j’ai pu voir le pillage qui se déroule dans ces terres reculées : les exploitants industriels arrivent, donnent quelques "miettes" et coupent les bois les plus précieux. Ce bois est souvent exporté sur le marché européen où il est revendu à prix d’or. Alors que dans les forêts congolaises, les ouvriers risquent leurs vies et sont souvent payés moins de 1$ par jour ».
Parmi les 100 demandes de bourses reçues par la Fondation Nicolas Hulot, 18 dossiers ont pu être retenus par le jury d’experts du 24 juin dernier, auquel l’un de nos donateurs, Alain Valdenaire a pu participer à nos côtés.
65 500 euros ont été remis à 18 porteurs de projets exemplaires dans leur domaine : alimentation, agriculture, climat, biodiversité, énergie...

Alors que la consommation de produits de l’agriculture biologique augmente de plus de 10 % par an, la production stagne. Les pouvoirs publics se sont engagés, suite au Grenelle de l’environnement, à favoriser les pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement - développement des terres cultivées en bio et moindre utilisation des pesticides en agriculture conventionnelle -, mais aussi à encourager la consommation de produits biologiques dans la restauration collective publique.

Le grand public et la majorité des nouveaux consommateurs bio sont toutefois encore bien mal informés de ce que recouvre exactement le terme « bio ». Soit ils lui prêtent des vertus excessives, soit ils lui contestent des qualités que la bio revendique à juste titre, et ils ignorent la plupart du temps ses règles, ses avantages et… ses limites.
Il s’agit donc de revenir sur certains malentendus dans un livre qui n’est ni un pamphlet polémique ni un panégyrique sectaire mais qui, après un état des lieux de la situation actuelle, fournit tous les arguments en faveur d’une consommation informée et responsable des produits de l’agriculture biologique.
Avec les températures estivales, rien de tel que de passer ses vacances au bord de l’eau ! Oscillant entre loisirs et pause rafraîchissante, l’eau nous permet de passer d’agréables moments.
Mais c’est un milieu fragile, soumis à une pression anthropique très forte. Pour protéger et préserver ce milieu, il est important que chacun de nous agisse lors de ses activités nautiques car l’été, nous sommes 13 millions à séjourner sur les côtes françaises.

En effet, nous pouvons effectuer des petits gestes lors de nos loisirs qui ont un réel impact sur le milieu.
Pour vous aider à agir et à adopter les bons gestes, la Fondation a édité un ensemble de fiches «loisirs et environnement» qui présentent les bons réflexes par loisirs suivant 4 domaines : le transport, l'alimentation, le matériel, et l'écosystème. Vous y trouverez aussi des chiffres clés et des astuces ! Un test adapté à chaque activité est également inséré.
Il n’y a tout simplement aucune limite aux péchés que l’homme est prêt à commettre pour un bon repas. Les Japonais sont connus pour pratiquer le commerce du thon rouge, lequel est servi dans les restaurants à des prix prohibitifs, cependant qu’à Bangkok, à Shanghai et à Singapour, les jeunes mariés engloutissent une soupe gélatineuse à base d’ormeaux pochés et d’ailerons de requins taillés à même l’animal vivant.

Mais vous n’allez sans doute pas vous sentir coupable de commander du bar dans un restaurant londonien, tout de même? À moins, bien sûr, de songer que vous pourriez très bien être en train de savourer l’un des tout derniers membres de l’espèce. Et ça, c’était avant que vous ne pensiez à tous les produits chimiques dont sont bourrés les crevettes, le saumon et le cabillaud d’élevage qui garnissent de nos jours les rayons des supermarchés…
Dans "La Mer engloutie", nous suivons Taras Grescoe au long d’un périple autour du monde, une année durant laquelle, fourchette à la main, il a remonté de bas en haut toute la chaîne alimentaire, goûtant aussi bien le concombre de mer que la chair de thons de plus de deux cents kilos, et ce dans un seul but : savoir si oui ou non il pouvait continuer à déguster ces mets délicats la conscience tranquille.
Le 1er juillet dernier, le jury des Coups de Cœur 2010 a récompensé 4 événements ponctuels de sensibilisation et mobilisation en faveur de l’environnement. La qualité de leur démarche d’éco-conception a également été un critère décisif dans le choix du jury.
Parmi les lauréats, la Fondation vous présente "l'Eco-trucs festival" organisé par la Jeune Chambre Economique du Haut Jura et l'association Meduli Nature qui lance la première édition du "Jour de récup'!".

Le 29 juin dernier, les parlementaires ont adopté la loi Grenelle 2. Ce vote clôt, au moins symboliquement, la première étape de la transition écologique ouverte en 2007 avec le Grenelle de l'environnement. En effet, avec cette loi, la majorité des engagements du Grenelle entrent dans notre législation et a un cadre d'application et de mise en œuvre. La question se pose donc, aujourd'hui, de la suite du Grenelle.
Les Scouts et Guides de France organisent l'événement "Cap Vert l'Aquitaine", Coup de Coeur de la Fondation Nicolas Hulot.
Cet événement consiste à rejoindre la Gironde à vélo pour participer à un rassemblement campé à Cussac-fort-Médoc. En tout, plus de 500 km seront parcourus entre le 11 et le 36 juillet par près de 300 jeunes, depuis 4 départs différents. En amont chaque groupe de cyclistes prépare l'accueil du peloton dans une des villes-étapes du parcours et prend contact avec plusieurs acteurs - élus locaux et associations de maintien de l'agriculture paysanne - afin de diffuser la "Parole Citoyenne".

Elle témoigne de leurs aspirations pour le monde de demain dans les domaines de la solidarité, de la citoyenneté, et de l’environnement, et des engagements concrets qu’ils sont prêts à prendre dans ce sens.
Avec l’arrivée des beaux jours, l’envie de manger dehors au soleil et de profiter du grand air devient de plus en plus grande. Et aller pique-niquer en pleine nature devient un moment simple et convivial sans prétention!
Pour bien préparer votre pique-nique tout en respectant la nature, trois mots d’ordre sont à suivre: saisonnalité, localité et proximité.

Pour choisir les fruits et légumes de saison, vous trouverez sur ce poster ou sur le repère pour faire ses courses, la liste pour les fruits et légumes de saison ainsi que des informations pratiques sur les labels, la liste des poissons et laitage, etc.…
Pour la boisson, privilégiez l’eau du robinet, 100 fois moins chère que l’eau en bouteille, en y ajoutant une goutte de citron, dans des gourdes bien hermétiques à raison d’une goutte par personne.
Notre territoire est certainement l’un des plus riches d’Europe occidentale, du fait de la très grande diversité de ses milieux aquatiques.

Or, le niveau de connaissance concernant les éphémères, les plécoptères et les trichoptères dans notre pays, est encore lacunaire, même quant à leur répartition, alors qu’ils sont considérés comme étant sensibles aux altérations du milieu et capables de les révéler (bio-indicateurs).
L'OPIE porte donc un effort particulier sur la faunistique et la systématique - indissociables de la biologie ou de l’écologie - de ces trois ordres d’insectes, notamment par la mise en œuvre de trois inventaires nationaux Éphémères (baptisé INVFMR), Plécoptères (INVP) et Trichoptères (INVT).
Appliquer les principes du développement durable à l’échelon local est une démarche qui touche à divers aspects de l’action publique et démarre souvent en interne...
Alors que se diffusent les valeurs d’exemplarité des administrations, l’association 4D se penche sur les pratiques des départements et publie les résultats de son étude : «L’éco-responsabilité dans les Conseils Généraux, quelles pratiques? Quelles innovations?».

Elaboré sur la base des données de l’Observatoire national des agenda 21 locaux et d’une enquête auprès d’une dizaine de départements, ce travail fait écho au colloque organisé lundi 14 juin 2010 par le département de la Seine-Saint-Denis sur le thème «Administrations éco-responsables: pratiques et enjeux».
Ce livre de bord est destiné aux organisateurs de classes d'eau pour les exploitants agricoles en activité (agriculteurs, viticulteurs, éleveurs).
Il s'agit d'une aide pédagogique pour définir les contenus et organiser le temps de formation sous une forme active permettant de susciter l'intérêt et la motivation chez les agriculteurs.

Serons-nous capables, dans un avenir proche, de trouver la manière de protéger les hommes et la planète? Face aux menaces environnementales et économiques planétaires, le mode actuel de développement paraît à beaucoup de plus en plus critiquable, et même dangereux.
Sommes-nous capables d’imaginer un développement qui soit non seulement durable, mais viable et vivable?

Ce livre, conçu à partir d’un dialogue original entre un père et son fils, tous deux spécialistes du développement durable, présente ici des propositions tout à fait nouvelles.
Mescoursespourlaplanete.com a créé un quiz d’autoévaluation «Air Intérieur & Consommation Courante». Il permet aux consommateurs pièce par pièce d’estimer la qualité de l’air intérieur de leur logement.

A l’issue du quiz, l’internaute obtient des conseils personnalisés sur les solutions à mettre en œuvre pour adopter les «bons réflexes» pour améliorer la qualité de l’air de son logement.
Ce quiz a été élaboré avec le concours d’un comité scientifique auquel l’ADEME a participé composé d’experts en médecine, en santé environnementale et consommation.
Faire le Quiz La biodiversité a t-elle encore des secrets pour vous?
Observez le funambule sur son fil: il adapte sans cesse ses mouvements pour conserver son équilibre. Ainsi va la Terre!
Mais l’humanité, par son activité et la croissance de sa consommation, cause désormais au système terrestre des modifications d’une ampleur sans précédent.

Éric Lambin met à notre portée une synthèse des données scientifiques récentes, des théories actuelles, optimistes et pessimistes, et des enseignements que l’on peut tirer du passé. Il propose ensuite une analyse originale du problème des changements de l’environnement naturel et des solutions pour que la Terre garde l'équilibre.
A l'occasion de l'année internationale de la biodiversité, l'association Intelligence Verte recherche des chercheurs de trésors!
Elle lance cet été le concours "Mémoire Vivante", un événement national destiné aux enfants...et à leurs grands parents.
A l'aide de leur famille et amis, ils pourront s'exercer.

"Mémoire Vivante", Coup de Coeur de la Fondation Nicolas Hulot, est une chasse aux trésors dans la nature afin de retrouver les espèces végétales, potagères, fruitières, médicinales... utilisés autrefois et qui sont aujourd'hui en voie de disparition.
D’en raconter les vertus, les recettes et les traditions populaires qui ont fait la réputation de nos terroirs et la richesse de nos cultures régionales.
Le concours se déroulera sur une période de 12 mois, du 5 juin 2010 au 30 avril 2011. Ainsi, seront mis à profit le temps des vacances et des séjours familiaux à la campagne.
Ce jour là, dans les mangroves indiennes, le bébé tigre a plongé dans un lac. Quand il en est sorti, il était devenu tout vert! L'eau du lac avait été polluée par des déchets radioactifs et les copains du désormais "GRRReeny" décident de le nettoyer.

Le petit tigre met à profit sa différence pour défendre la planète et communiquer aux enfants du monde entier des infos sur l'écologie. Nous voilà lancé dans les enquêtes de GRRReeny et de ses copains.
Au fil des chapitres de cet album ludique, ils vont nous expliquer ce que sont la biodiversité, les énergies, la pollution, l'eau, la forêt, et les choses qu'il ne faut pas faire.
Dans la lignée des hors-série Eco-construction, Eco-rénovation et Chauffage au bois, Habitat Naturel propose aujourd’hui son 8ème hors-série "Maisons Performantes", en partenariat avec l’ADEME.

Un guide didactique pour comprendre, choisir un label de performance énergétique et anticiper sur la future réglementation thermique.
A l'occasion de l'Année Internationale de la Biodiversité, ne manquez pas le rendez-vous de l'été dans les Hautes-Alpes!
Le Comité Départemental du Tourisme lance une campagne de sensibilisation et de communication sur les enjeux de la protection de la biodiversité: "Curieux de Nature?", Coup de Coeur de la Fondation Nicolas Hulot.

Pendant une semaine, un grand programme d'animations gratuites vous emmène sur les traces de la biodiversité: des randonnées insolites et des visites de sites naturels, un village Biodiversité, des projections-conférences, ainsi que des projections de films en plein air.
L’association Unis Cités, association pionnière dans la mobilisation de jeunes en service civil depuis 15 ans, lançait en octobre 2009 le programme «Les Médiaterre» en faveur de l’environnement pour une première année pilote et lauréat des bourses de la Fondation Nicolas Hulot.
Depuis cette date, 120 jeunes volontaires en service civil, âgés de 18 à 25 ans accompagnent pendant plusieurs mois des familles résidant dans des quartiers populaires en les conseillant sur des comportements favorables à l’environnement, en matière de gestion des déchets, de consommation d’eau et d’énergie.
Les Mediaterre ont été lauréat des bourses de la Fondation Nicolas Hulot en 2009, récompensant et encourageant leurs actions.

La plateforme In-deed.org a pour vocation de fédérer, créer du lien et mettre en réseau l’ensemble des acteurs concernés par la sensibilisation et l’éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD).

Alors que la pédagogie et les modes de communication accessibles au plus grand nombre sont indispensables afin d’expliquer les enjeux du XXIème siècle, la maison Deyrolle, dans le cadre de son activité d’édition Deyrolle pour l'Avenir (DPA), a constaté à plusieurs reprises l’absence de lieu de rencontre et d'échange entre les différents réseaux d'acteurs investis dans la sensibilisation et l’EEDD. Sans réinventer le travail effectué par les réseaux existants (GRAINE, Ecole et Nature, FNE, Comité 21…), la plateforme in-deed.org souhaite le valoriser et regrouper autant d’acteurs privés (entreprises, associations) que publics (collectivités, écoles).
Elle permet à chacun de mieux connaître l’autre, de partager des retours d’expériences, d’imaginer des actions conjointes et, au final, de changer d’échelle.
C'est un petit ouvrage savoureux que nous livre ici Jean Bastaire, devenu le chantre de l'écologie chrétienne. La sauvegarde de la planète — l'écologie — constitue une préoccupation, majeure aujourd'hui, que les chrétiens partagent avec leurs semblables.

Mais, pour les chrétiens, il s'agit d'une exigence essentielle de la foi : la création n'appartient pas à l'homme ; elle est une œuvre d'amour dont l'homme dispose afin de rendre amour pour amour. La question se pose alors de la fin de la création, de sa destinée éternelle. À l'achèvement des temps, la création est-elle destinée à disparaître, l'homme échappant seul à la catastrophe?
La Bible affirme résolument le contraire, et particulièrement le Nouveau Testament par la bouche de Paul et de Jean. L'univers a une destinée éternelle et il attend en gémissant sa délivrance et la délivrance de l'homme. Celui-ci est solidaire de l'univers créé dont il est issu.
Par Florence de Monclin, Conseillère pédagogique, responsable éducation-formation de la Fondation Nicolas Hulot

Il ne se passe pas une semaine sans que des informations sérieuses nous rappellent les ressources insoupçonnées de la biodiversité, ses capacités d'adaptation, sa résilience, mettant ainsi en exergue la valeur des services écologiques qu'elle rend aux communautés humaines au Nord comme au Sud.
Ici, des agronomes américains découvrent que la salive d'un insecte ravageur des cultures, la teigne guatémaltèque, provoque une stimulation de la croissance toutes les autres patates au point de doubler le rendement des champs de pommes de terre. S'agit-il d'un mécanisme de défense adopté par certaines variétés de pommes de terre? En tout cas, il semble que c'est la salive de l'insecte qui provoque cette stimulation.
Là, et dans le prolongement de quatre années d'expérimentation, c'est la révélation par les chercheurs de l'université de Lausanne des caractéristiques génétiques d'un champignon microscopique (Glomus intraradices) susceptibles de multiplier par cinq la croissance de la plante de riz et offrant ainsi des perspectives intéressantes pour l'agriculture durable. Cette croissance résulte d'une symbiose entre le champignon et la plante de riz. "L'avantage de notre technique est qu'elle est totalement naturelle, aucun nouveau gène n'est introduit dans la plante et il ne s'agit donc pas d'OGM (organisme génétiquement modifié)", souligne le professeur Ian Sanders.
Pour aller plus loin dans sa démarche de transparence, la Fondation Nicolas Hulot a souhaité ouvrir son jury des Bourses à un de ses donateurs. Sélectionné parmi les 180 donateurs ayant répondu correctement à l'écoquizz du mini-site La pépinière des projets, Monsieur Alain Valdenaire a pu participer concrètement à la sélection d'une vingtaine de projets qui se sont vu attribuer une bourse allant de 1 000 à 10 000 €.
Il a assisté de l'intérieur à l'évaluation des projets, s'est exprimé sur les projets en fonction de sa sensibilité et ses priorités écologiques.

Nous vivons tous de la nature : elle nous procure la totalité de notre alimentation, plus de la moitié de nos médicaments et beaucoup d’autres biens et services indispensables que l’homme ne sait pas reproduire. Détruire la nature, c’est se priver de solutions pour le futur (technologiques, médicales, industrielles…), mais aussi mettre en péril l’avenir de l’humanité. La disparition d’une simple plante ou d’un seul animal peut entraîner l’extinction en chaîne d’autres espèces, dont l’Homme est le dernier maillon.
Or, les espèces disparaissent aujourd’hui à un rythme 100 à 1000 fois supérieur au rythme naturel, entraînant un appauvrissement du vivant tel qu’il préfigure la 6e vague d’extinction. La dernière vague connue remonte à 65 millions d’années et voyait la disparition des dinosaures…
Est-ce la planète que nous souhaitons léguer à nos enfants ? A travers ce court film pédagogique de 8 minutes et un livret pédagogique de 16 pages, la Fondation Nicolas Hulot espère faire mieux comprendre les enjeux de préservation de la biodiversité pour mieux agir en faveur de sa protection.
Si l’histoire de l’utilisation des poisons, (venins et toxiques) remonte à la nuit des temps, la synthèse chimique a permis d’en démultiplier les effets maléfiques. Il est un fait largement ignoré que la guerre du Viêt Nam fut la plus grande guerre chimique de l’histoire de l’Humanité.
L’objet de ce livre est d’expliquer précisément comment et pourquoi. On y apprend de quelle façon, aujourd’hui encore, un demi-siècle après le début des épandages, la dioxine pénètre dans l’organisme, quelles maladies elle engendre, et les terribles effets tératogènes qu’elle inflige aux enfants. La description scientifique des agents chimiques utilisés est aussi précise que la technologie méthodique mise en œuvre.

Celle de l’effroyable catastrophe écologique fait prendre conscience que la destruction du règne végétal précède et précipite une dévastation plus terrible encore.
En cette période de festivals de musique, il est important de rappeler les impacts environnementaux que ces grands événements en plein air impliquent!
En effet, l’organisation de ces manifestations estivales n’est pas sans conséquences pour l’environnement : elles sont souvent synonymes de déchets, de dégradation du terrain et des espaces végétaux qui l’entoure, et de déplacements de personnes en voiture.
Depuis quelques années maintenant, les organisateurs des Solidays, des Vieilles Charrues, des Francofolies et bien d’autres festivals, affichent leur engagement en faveur du développement durable et prennent en considération les différentes problématiques liées à l’organisation de telles manifestations. Les sites naturels sur lesquels ces événements sont implantés sont dans la majorité des cas des champs (voire des presqu’îles), il est donc important de préserver la biodiversité qui y réside.

Ainsi, des actions concrètes sont mises en place, des gestes simples pour que chaque festivalier limite son impact: tri des déchets, utilisation de gobelets consignés, toilettes sèches, recyclage de téléphones mobiles, développement de l'écomobilité ou nourriture bio, etc.
Dans le cadre du Défi pour la Terre, la Fondation Nicolas Hulot était présente à l’édition 2007 du Festival des Vieilles Charrues à Carhaix (Bretagne) afin de sensibiliser les festivaliers au tri des déchets, à l’utilisation de l’eau, aux mégots de cigarettes et au covoiturage.
