Surf

Matériel
En France, environ 200 000 planches (surf, bodyboard, stand up paddle...) neuves sont vendues chaque année ! Elles sont à base de matériaux composites difficilement biodégradables et recyclables.
Informons-nous sur l’éco-conception des planches de surf. La production d’une planche de 3 kg génère en moyenne entre 1,5 et 2 kg de déchets de matériaux composites issus de l’industrie chimique. Les techniques de fabrication évoluent vers l’utilisation de matériaux moins polluants et la mise en oeuvre de filières de recyclage (recherche sur des résines organiques, planches en bambou…). Pour comparer les différentes techniques de fabrication et les différents matériaux, l’Eurosima a réalisé une analyse de cycle de vie des planches de surf. Cette étude est disponible sur www.eurosima.com
Entretenons régulièrement notre matériel pour augmenter sa durée de vie. Après chaque session, rinçons-le à l’eau de pluie ou avec un tuyau équipé d’un stop-eau. Utilisons de la wax et un désinfectant de combinaison biodégradables et faisons sécher les combinaisons néoprène à l’ombre et à l’envers pour augmenter leur durée de vie. N’étirons pas le néoprène quand on l’enfile, cela évite la déchirure !
Favorisons les circuits d’occasion lors de l’achat ou de la vente de notre matériel et privilégions la filière bio pour les équipements et accessoires de type sacs, chaussures, vêtements techniques.
Ne jetons rien dans la nature, particulièrement là où les rejets s’écoulent directement dans la mer, les cours d’eau ou les plans d’eau. Utilisons de la crème solaire biodégradable pour ne pas générer de nuisances sur l’environnement marin.
ALimentation
1/3 de nos déchets ménagers sont constitués d’emballages qui représentent 50% du prix d’achat du produit.
Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ! Achetons des produits réutilisables ou recyclables, et sans emballages inutiles.
Ramenons nos déchets et mégots dans notre sac.
Les sacs en plastique = 100 000 tonnes de déchets annuels = 100 à 400 ans pour se dégrader naturellement.
Utilisons une gourde et buvons l’eau du robinet. Cette dernière est tout aussi bonne pour la santé et jusqu’à 100 fois moins chère que l’eau en bouteille. On évite aussi les émissions de CO2 liées à la fabrication et au transport des bouteilles en plastique.
Mangeons des produits bio pour supprimer l’utilisation de pesticides et d’engrais de synthèse, polluants pour les sols et l’eau.
Mangeons des produits locaux. C’est un soutien à l’économie locale, cela permet la réduction des émissions de CO2 dues au transport… Et ils sont bien meilleurs, qui dirait non à un bon pain au levain et une tranche de saucisson aux myrtilles ?
Transport
Le déplacement des personnes = près de 30% des émissions de CO2 ! Un trip surf en Australie (1 A/R en avion) = 8 t équivalent CO2
Ciblons notre spot en consultant en amont les conditions météo et les sites Internet qui offrent des vues en direct de spots de façon à éviter tout déplacement inutile.
Déplacement doux : En ville, 50% des trajets en voiture font moins de 3 km. La combustion d’un litre d’essence produit 2,4 kg de CO2. La marche et le vélo n’émettent aucun CO2 !
Le train permet souvent d’accéder au coeur des villes du littoral, et votre planche y trouvera une place. Sur le trajet Paris-Biarritz, une personne en voiture produit 162 kg de CO2 contre 5 kg en train.
Le covoiturage réduit la facture pour la planète mais aussi pour votre portefeuille. Cela permet aussi de relever la moyenne très faible de taux de remplissage des voitures qui est actuellement de 1,25 !
Le bus au départ des grandes villes et les navettes locales sont aussi de bonnes alternatives.
L’avion mérite d’être évité sur des courtes et moyennes distances car le décollage et l’atterrissage sont très gourmands en kérosène. Il génère d’importantes émissions de CO2 qui contribuent à l’effet de serre.
écosystème
80 % des macrodéchets retrouvés sur le littoral viennent du continent !
Informons-nous sur la réglementation appliquée au site choisi, sur les activités autorisées ou non, les limitations d’accès permanentes ou saisonnières.
Accédons aux spots par des chemins balisés en respectant les consignes de préservation du milieu. Les passages répétés engendrent “un phénomène de piétinement” qui perturbe les écosystèmes littoraux et côtiers : 35 millions de citoyens (toutes nationalités confondues) séjournent sur le littoral français chaque année.
Soyons solidaires en respectant les autres usagers du littoral et les consignes de sécurité. Chaque année 300 000 personnes pratiquent le surf et l’attrait pour ce sport de glisse est croissant !
Ramenons nos déchets dans notre sac et évitons les sacs en plastique. Ils représentent 100 000 tonnes de déchets annuels et tuent des milliers d’oiseaux de mer et de mammifères marins chaque année dans le monde.
Participons avec nos Clubs et Écoles Françaises de Surf (EFS) à la préservation de notre espace de pratique et signalons d’éventuelles pollutions. Pour se tenir informé(e) de la qualité de l’eau, consulter les informations disponibles sur le site www.surfriderfoundation.com
Témoignages audio
Carole Fensterbank, Responsable de la commission Ecosurf à la Fédération Française de Surf








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