Reconnue d’utilité publique
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alain silvestre,
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- Le 17.02.2012 - COMBE JEAN-MICHEL (639713) a ajouté un commentaire sur : La transition écologique a disparu du discours des 2 plus grandes formations politiques de notre pays !
- Le 15.02.2012 - alain silvestre a pris la parole : La transition écologique a disparu du discours des 2 plus grandes formations politiques de notre pays !
prise de parole
Le 15/02/2012 - alain silvestre a publié un texte.
La transition écologique a disparu du discours des 2 plus grandes formations politiques de notre pays !
Sans le retour de retour de la croissance (du PIB !) point de salut, exit la transition écologique… elle a carrément disparu du discours des 2 plus grandes formations politiques de notre pays !
Croissance… de quoi parle-t-on ? D’une soit disant croissance qui est prévue à 1% en 2012 mais qui détruira encore une centaine de milliers d’emplois ? Où, y a-t-il croissance, d’un point de vue humain ?
La croissance de ce chiffre “PIB”, n’a aucun rapport avec la réalité de ce que vivent les humains. Ce n’est qu’une valeur, arbitraire et quantitative, servant de propagande à l’économie spéculative, celle qui enrichie quelques uns et laisse mourir de faim et de soif des milliards d’êtres humains et détruit l’ensemble des ressources naturelles.
Dans le calcul du PIB, il n’est tenu aucun compte de l’utilisation et de l’épuisement des ressources naturelles ! Pire même, la pollution n’est pas prise en compte, mais la dépollution, en générant de l’activité économique, fait augmenter le PIB !
De plus à partir d’un certain niveau d’abondance matérielle (que nous avons largement dépassée dans les pays occidentaux depuis 20 ans), il n’y a plus aucune relation, entre d’un coté les grandes variables sociales et humaines, et de l’autre le niveau d’abondance mesuré par le PIB/habitant.
Par exemple :
- Il n’y a plus aucune corrélation à partir de 18 000 $ de PIB/habitant, entre « espérance de vie » et PIB/h,
- Il n’y a plus aucune corrélation à partir de 12 000 $ de PIB/habitant , entre « taux de scolarisation dans le secondaire » et PIB/h,
- Il n’y a aucune corrélation entre « Personnes en prison pour 100 000 h » et PIB/h, ou entre « taux d’homicides » et PIB/h. (Jean Gadrey – Fev 2009)
Plus grave même, à partir d’un certain seuil, “la croissance” se fait contre le social !
Finalement, la question de la croissance est la question de la mesure : que mesure t’on ? De quoi parle-t-on ?
Cette croissance là (du PIB), ne renvoie qu’à une conception économique, quantitative, et c’est justement de ça dont nous ne voulons plus ! L’économie est une affaire humaine, produite par les passions humaines, régit par les peurs, les espoirs, les fantasmes, les aspirations… des uns et des autres. La société humaine est un système complexe, non prédictible, non modélisable, régit par la “théorie du chaos”. L’économie « mathématique » est une illusion dangereuse et la conduite des affaires publiques guidée par les seuls critères économiques est une véritable catastrophe planétaire!
Par contre, nous louons ardemment, un accroissement de l’indice de développement humain (notion qualitative) avec une économie au service de l’épanouissement de l’homme dans toutes ses dimensions. Une économie totalement subordonnées à La Politique au seul service d’une progression du bien être de tous et non pas du mieux être de quelques uns, un développement qui renvoie à la question de l’être et non de l’avoir. Mieux être sans avoir toujours plus, voila le modèle de société que nous devons bâtir, mais pour ça, nous devons sortir de la société de consommation au seul service de l’économie financière et spéculative. Nous devons raisonner en termes d’économie sociale et solidaire, la seule durable, qui prenne en compte les ressources naturelles, le capital humain et social, comme un patrimoine commun inaliénable !
Pour en revenir à la mesure, faisons de l’homme la mesure de toute chose, pour paraphraser Protagoras, et l’humanité ne s’en portera que mieux !
Ne nous laissons pas enfermer dans des concepts de pensée unique. Nous devons repenser toute l’organisation de la société autour du social et de l’environnement, sur des critères qualitatifs, et non plus autour de la seule économie avec des seuls critères quantitatifs (comme l’augmentation du PIB).
La décroissance ne veut rien dire non plus, puisque dans un autre paradigme sociétal, les 2 termes ” croissance et décroissance (du PIB !)” sont inadaptés. Cette simple question de sémantique est fondamentale pour repenser et inventer un nouveau monde (on ne peut pas inventer un nouveau modèle en gardant les vieilles formules !).
« Si nous ne changeons pas notre façon de penser, nous ne serons pas capables de résoudre les problèmes que nous créons avec nos modes actuels de pensée » Albert Einstein
Nous devons absolument sortir de ce culte de la croissance, qui est devenu la nouvelle religion dans nos sociétés modernes (succédant au désenchantement du monde) (J.C. Michéa – La double pensée).
Pourquoi cette nouvelle religion est elle néfaste ? Parce que c’est le principe même qui nourrit l’individualisme. Suscitant des désirs toujours nouveaux, qui par définition sont insatiables, ce modèle de société pousse l’individu à toujours plus de consommation. « Aujourd’hui, la consommation met en péril les ressources de l’environnement et exacerbe les inégalités » (Rapport mondial sur le développement humain). C’est le médium par lequel se développent la compétition sociale et la distinction. C’est le lieu par excellence du symbolique : c’est à travers elle que je marque mon appartenance sociale, indiquant aux autres qui je suis et ce que je vaux (pouvoir des marques devenues des marqueurs). (Au-delà du PIB – D. Méda)
L’individu encouragé sans cesse par le « Divin Marché », à toujours plus de jouissance, à libérer la moindre de ses pulsions (au nom de l’expression de soi, de la conquête de sa liberté et de son identité…), à satisfaire immédiatement et sans entrave, le plus petit de ses besoins (besoin souvent créé de toute pièce par la propagande publicitaire du système consumériste [« La publicité est la dictature invisible de notre société » J.Ellul – Le bluff technologique]), perd totalement le sens de l’Autre, qui est le sel même de notre Humanité.
De plus ce modèle fondé sur la seule consommation, n’est source que de frustration et de souffrance : on ne cesse de désirer davantage et on ne cesse de nous présenter des produits qu’il faut absolument posséder (cercle infernal de la souffrance du désir toujours renouvelé) (D. Méda – Au-delà du PIB). Et cette société là, en plus d’être destructrice du lien humain, est désastreuse pour notre environnement.
En nous recentrant sur le qualitatif, et sans nier les contradictions qui nous animent [Au plus profond de l’homme, naissent : la propriété, la domination, la hiérarchie, l’exploitation d’autrui… mais aussi : l’entraide, la solidarité, la compassion… C’est sur cette dialectique ontologique (E. Morin – Anthropolitique) que nous devons refonder un nouveau modèle sociétal. Pas d’angélisme (« l’obstacle le plus grand rencontré par la civilisation est l’agressivité constitutionnelle contre autrui » S. Freud), mais pas non plus de manichéisme, nous devons aborder cela selon le principe de tension-opposition en dépassant cette opposition, et la seule voie possible est de remplacer le quantitatif par le qualitatif], nous pouvons repousser le plus loin possible ces tendances individualistes pour laisser éclore nos tendances humanistes tournées vers l’intérêt général.
Nous vivons dans un écosystème fermé où les ressources ne sont pas infinies ! Le principe même, dès le départ, était voué à l’échec (une économie basée sur une croissance sans fin, alimentée par une consommation en perpétuelle augmentation). Il faut donc trouver autre chose, changer de modèle, remplacer l’individu par la personne et la consommation par le commerce, refonder une nouvelle société. La seule voie humainement acceptable est l’écologie sociale, où l’homme est la mesure de toute chose, et vit en harmonie avec ses semblables et son environnement, en préservant toutes les ressources pour notre descendance.
Le futur Président de la République Française doit absolument garder ce cap d’écologie-sociale et l’intendance (l’économie) n’aura qu’à suivre ! Ce n’est pas à l’intendance de gouverner, redonnons ses lettres de noblesse Humaine à La Politique !
“Nul n’arrête une idée dont le temps est venu” Victor Hugo
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Réactions
Je partage les idées de ce msg. Je pense que l'une des difficultés est de communiquer l'enthousiasme dans le changement. Notre société, pour ne pas parler de "civilisation"; porte en elle la vision d'un bonheur lié à la croissance économique, les progrès techniques etc et même si elle se trouve sérieusement bousculée par d'autres indicateurs tels que la pauvreté, le chaomage la violence, la qté d'anti depresseur, les maladies en tout genre liées à la société elle même. La société à du mal, à visualiser que l'on doit changer de programme. Les 2 candidats, dit favoris, en sont les dignes enfants.
COMBE JEAN-MICHEL (639713) - Le 17.02.2012 -