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le DD haut de gammele 16.10.09

le DD haut de gamme

Les cocotiers, le soleil, la plage... On a tous envie d'exotisme, d'aventure et de dépaysement... D'ailleurs, en 2008, plus de 20 % des touristes internationaux ont choisi comme destination de vacances un pays du Sud. Une manne économique importante mais qui ne profite pas toujours aux populations hôtes. Partant de ce constat, l'hôtel The Dune, sur la côte de Coromandel (Inde) propose à une clientèle très aisée des services haut-de-gamme, tout en privilégiant l'implication des populations locales et le respect de l'environnement. Dans la région, le modèle est devenu un exemple à suivre.

 

Avec ses 4,43 millions de visteurs internationaux en 2006, l'Inde est la première destination touristique d'Asie du Sud-est. En avril 2008, le tourisme représente 5,9 % du PIB (Produit intérieur brut) et 5,6 % de l'emploi 1. Si cela représente une manne économique indéniable, la pression touristique est forte et s'accroît. Ceci provoquant de multiples effets déstructurants parmi lesquels : déplacements de population, dégradation de l'environnement, et souvent exploitation des populations locales.

L'hôtel The Dune, créé en 2004, veut combattre cette logique. Il s'efforce de conjuguer tourisme de haut-standing et respect de l'environnement socioculturel et naturel.

 

¹ Confédération de l'industrie indienne, avril 2008 ; "Le tourisme autrement" - Alternatives économiques, hors-série pratique n°33, mars 2008

 

 

 

Résidence d'artiste au départ, l'hôtel The Dune ouvre ses portes à une clientèle aisée en décembre 2004. Sur un domaine de 12 ha, Dimitri Klein et ses 2 partenaires proposent 50 chambres réparties dans une trentaine de bungalows de haut-standing (55 à 350 € par nuit). Le tout dans un souci social, environnemental et économique.

Sur le plan social, l'hôtel privilégie depuis son ouverture l'implication des communautés locales, notamment en matière d'éducation et d'accès à l'emploi. Au sein de l'hôtel, une école (rattachée à l'ONG « Enfants du monde » dont la branche indienne a été créée au lendemain du Tsunami de 2004 par les directeurs de l'hôtel) offre une formation aux métiers de l'hôtellerie et de la restauration à des jeunes de Pondichéry. Les personnes formées peuvent ensuite intégrer l'équipe de l'hôtel, si elles le veulent. Et l'engagement auprès des locaux se veut cohérent. Par exemple, The Dune fait appel aux pêcheurs  pour satisfaire les désirs de promenade en mer de ses clients ou encore, achète papiers recyclés et savons bio auprès des groupes de femmes.

L'effort écologique, lui, démarre par la plantation de 50 000 arbres, pour contrer les effets de la déforestation. Puis les bungalows sont construits à partir de matériaux de récupération provenant de constructions antérieures. Panneaux solaires et ventilation naturelle viennent compléter la démarche, ainsi que des voitures électriques pour la clientèle et le personnel, l'épuration naturelle de l'eau, un centre de tri des déchets, un potager biologique pour alimenter les restaurants, etc. L'ensemble des dispositifs tend à réduire le coût énergétique de l'hôtel.

 

 

L'hôtel emploie environ 120 personnes à temps plein, dont plus de 90 % sont issues des communautés locales. Les employés reçoivent un salaire en moyenne 30 % supérieur aux salaires de la région. Ils bénéficient d'une couverture maladie et possèdent un compte bancaire sur lequel l'hôtel dépose de l'épargne en prévision de leur retraite (+ 10 % de leur salaire chaque mois). En trois ans, environ 150 jeunes ont été formés et 100 % d'entre eux ont été placés dans des entreprises du secteur.

 

 

Le Tsunami, Dimitri Klein, fondateur de l'hôtel, s'en souvient. Quatre jours avant l'inauguration du site, en 2004, la vague emporte tout sur son passage... Depuis, The Dune fait de l'environnement et de la lutte contre le réchauffement climatique un souci de chaque instant. Rien n'est laissé au hasard. Du transport à la cuisine, en passant par la gestion de l'eau, tout est fait pour que l'hôtel vive en harmonie avec la nature qui l'entoure. Et dans le respect de la culture locale, bien évidemment. En offrant à ses salariés de bonnes conditions de travail et un revenu décent, Dimitri Klein place également l'homme au milieu de son activité touristique...

Une dynamique vertueuse semble s'être installée autour de cet hôtel de luxe pour permettre également aux habitants et aux commerçants de la région de profiter de son succès. Non content de contribuer au développement durable de la région, il sensibilise également un voyageur aisé dont les choix futurs auront un fort impact sur son entourage...

 

 

Aurélie Darbouret et Jeanne Beutter, Reporters d’espoirs

en savoir plus sur : http://www.thedunehotel.com

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