Les éco-reportages

Autopartage : voiture sans souci

Une voiture à disposition 24/24h et 7/7j, sans les inconvénients : c’est le principe de l’autopartage.

Voiture partagéeAfin de faire passer la vitesse supérieure au développement de cette pratique du transport alternatif qui donne de l’air à l’environnement - au même titre que le vélo, les transports en commun ou le pédibus - plusieurs associations françaises d’autopartage ont décidé de se regrouper. En 2002, elles ont formé le Réseau France Autopartage.
Et la voiture est devenue pratique, économique et écologique.


Enjeux et objectifs

En France, le transport arrive en tête des secteurs émetteurs de CO?, avec 141 millions de tonnes émises en 2005, dont 131 millions de tonnes imputables au seul transport routier.
60 % des déplacements s’effectuent en voiture particulière. Un trajet sur deux couvre une distance inférieure à 3 km¹.
L’objectif de cette initiative est donc de contribuer à réduire le nombre de véhicules particuliers en ville en privilégiant l’autopartage.

 

Actions et modalités

En 2000, Jean-Baptiste Schmider dirige une société d’autopartage à Strasbourg : Autotrement. Alors qu’il est en train d’informatiser son système de gestion des locations, il imagine mettre en réseau les sociétés de partage de véhicules des différentes villes. En se regroupant et en mutualisant leurs moyens (assurance et système de réservation communs notamment), l’autopartage se développera ainsi plus rapidement. Le réseau France Autopartage est créé en 2002 et couvre alors Strasbourg, Grenoble, Lyon et Marseille.
L’autopartage, l’Allemagne et la Suisse, l’ont adopté depuis plus de vingt ans déjà. C’est ce modèle qui a été transposé en France par les membres du réseau. Un rendez-vous professionnel, une sortie prévue, une course à faire et pas d’autre moyen que la voiture pour s’y rendre ? Les véhicules du parc de Réseau France Autopartage, de différents gabarits pour répondre à tous les besoins, sont accessibles 24/24h et 7/7j aux stations disséminées dans les villes. Seule condition préalable : avoir souscrit un abonnement au réseau, de 5 € à 15 € mensuels selon les villes. Ensuite, l’usager paie sa course à l’heure (2 €/h en moyenne) ou au kilomètre (0,30 c/km). Le carburant et l’assurance sont compris dans l’abonnement. Et au retour, la place de parking est toujours libre.

 

L’autopartage labellisé déplacement durable

Faire le plein, passer au contrôle technique, payer une assurance, trouver une place pour se garer et polluer inutilement… Avoir sa propre voiture n’est pas sans dégâts pour soi, son portefeuille et la planète.
Si l’on fait les comptes, louer une voiture occasionnellement est bien plus économique, plus pratique et écologique. Et grâce à ce système on se pose enfin la question essentielle : en ai-je vraiment besoin ? Si non, les transports en commun sont là, si oui la solution est trouvée !
L’envolée du prix du pétrole et la prise de conscience environnementale de ces dernières années ont joué le rôle de catalyseurs et commencent à entamer le culte de l’automobile qui prévaut dans les sociétés occidentales. Habitués à partager la route, les automobilistes partageront également leur voiture à l’avenir, pour la bonne cause : celle de la mobilité douce et durable.

 

Résultats

En 2009, le Réseau France Autopartage fédère plus d’une dizaine de villes. Le parc automobile est constitué de quelque 150 stations et 350 véhicules, chacun servant à une vingtaine d’abonnés, soit 7 000 au total. Une voiture partagée permet de remplacer six à sept véhicules particuliers, et d’éviter le rejet de 15 tonnes de CO? par an. Entre 2007 et 2009, le nombre d’auto-partageurs a quasiment doublé. Par ailleurs, une vingtaine d’emplois ont été créés sur l’ensemble du Réseau France Autopartage.

 

¹ Ademe, « Transports-Chiffres clés », 2005

Lisa Azorin
Agence d’informations Reporters d’Espoirs


EN SAVOIR PLUS : www.fRanceautopartage.com