Des marchés financiers respectables et respectueuxPar pcouedou, le 16.06.09
Les marchés financiers sources de biens des maux économiques, sociaux et environnementaux actuels sont déconnectés de la réalité, de la notion du temps et de la relativité de tout chose. La spéculation a outrance sans moral, a fait oublié un des fondamentaux de ces outils indispensables du progrès. Nous oublions qu'ils doivent avant tout permettre de donner naissance à des projets, à des entreprises et à des aventures humaines dont l'existence et l'intérêt s'inscrivent dans une échelle de temps qui est de plusieurs années et qui implique la vie et l'énergie de ses fondateurs, de leurs familles et des salariés que ces projets rassemblent.
Moraliser les marchés financiers seraient une bien belle chose mais qui me parait bien difficile étant donné nos différences de valeurs et de culture. Il me parait plus réalisable de nous mettre d'accord sur des règles de fonctionnement simples et saines. Pour cela il faudrait nous focaliser à nouveau sur l'objectif premier des marchés financiers que l'on a oublié. Cet objectif premier est de donner vie à des idées et à des projets d'hommes et de femmes créatifs, visionnaires et entrepreneurs. Ce n'est pas créer de l'argent ni gagner de l'argent sur de l'argent.
Voici quelques propositions de règles simples et saines…
Souvenons nous du mécénat qui a jadis fait naître la Renaissance et par voix de conséquence a fourni l'essence des textes fondamentaux humanistes et républicains ultérieurs. Ce qui a entre autre permis les innombrables créations et progrès que les mécènes ont soutenus est qu'ils savaient donner du temps au temps. (Ils avaient aussi des défauts comme l'orgueil auquel le monde moderne a ajouté la cupidité. Évitons cet écueil). Transposez à notre modernité, imaginez que les bourses ne proposent plus "d'arbitrages" (vente/achat) en temps réel. Même pas à la journée, ni même à la semaine ou au mois car ces échelles de temps ne correspondent pas à la réalité des activités des entreprises.
Imaginez que les bourses n'ouvrent que 4 journées par an ou encore que les valeurs boursières ne soient échangeables qu'une ou 2 fois par an. Les investisseurs auraient ainsi le temps d'analyser une plus grande quantité d'informations qu'ils pourront davantage relativiser. Ils pourraient prendre des décisions plus objectivement. Pour augmenter la part d'objectivité, on pourrait aussi imaginer un délai incompressible entre la prise de connaissance d'un rapport annuel et l'expression des arbitrages (inspirons nous des lois contre le surendettements des ménages)
Les entrepreneurs se concentreraient ainsi davantage sur leur activité sur une échelle de temps qui supporteraient davantage les aléas endogènes et exogènes que connaissent toutes les entreprises. Adieu aux soubresauts spéculatifs hâtifs.
Avec des échanges boursiers très espacés dans le temps, on se recentre ainsi et on travaille davantage sur son activité quotidienne plutôt que sur son image au jour le jour. Adieu les décisions prises à l'emporte pièce.
Pensons l'activité et les investissements dans la durée. Entrepreneurs et investisseurs pourraient ainsi mieux réfléchir et anticiper les conséquences de leur décision dans tous les domaines : économique, social et environnemental.
Moraliser les marchés financiers seraient une bien belle chose mais qui me parait bien difficile étant donné nos différences de valeurs et de culture. Il me parait plus réalisable de nous mettre d'accord sur des règles de fonctionnement simples et saines. Pour cela il faudrait nous focaliser à nouveau sur l'objectif premier des marchés financiers que l'on a oublié. Cet objectif premier est de donner vie à des idées et à des projets d'hommes et de femmes créatifs, visionnaires et entrepreneurs. Ce n'est pas créer de l'argent ni gagner de l'argent sur de l'argent.
Voici quelques propositions de règles simples et saines…
Souvenons nous du mécénat qui a jadis fait naître la Renaissance et par voix de conséquence a fourni l'essence des textes fondamentaux humanistes et républicains ultérieurs. Ce qui a entre autre permis les innombrables créations et progrès que les mécènes ont soutenus est qu'ils savaient donner du temps au temps. (Ils avaient aussi des défauts comme l'orgueil auquel le monde moderne a ajouté la cupidité. Évitons cet écueil). Transposez à notre modernité, imaginez que les bourses ne proposent plus "d'arbitrages" (vente/achat) en temps réel. Même pas à la journée, ni même à la semaine ou au mois car ces échelles de temps ne correspondent pas à la réalité des activités des entreprises.
Imaginez que les bourses n'ouvrent que 4 journées par an ou encore que les valeurs boursières ne soient échangeables qu'une ou 2 fois par an. Les investisseurs auraient ainsi le temps d'analyser une plus grande quantité d'informations qu'ils pourront davantage relativiser. Ils pourraient prendre des décisions plus objectivement. Pour augmenter la part d'objectivité, on pourrait aussi imaginer un délai incompressible entre la prise de connaissance d'un rapport annuel et l'expression des arbitrages (inspirons nous des lois contre le surendettements des ménages)
Les entrepreneurs se concentreraient ainsi davantage sur leur activité sur une échelle de temps qui supporteraient davantage les aléas endogènes et exogènes que connaissent toutes les entreprises. Adieu aux soubresauts spéculatifs hâtifs.
Avec des échanges boursiers très espacés dans le temps, on se recentre ainsi et on travaille davantage sur son activité quotidienne plutôt que sur son image au jour le jour. Adieu les décisions prises à l'emporte pièce.
Pensons l'activité et les investissements dans la durée. Entrepreneurs et investisseurs pourraient ainsi mieux réfléchir et anticiper les conséquences de leur décision dans tous les domaines : économique, social et environnemental.







