Fondation pour la Nature et l’Homme pour la nature et l'homme
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Reconnue d’utilité publique
 
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Se déplacer en 2020Par Luc Semal, le 11.06.09

En 2020, le Salon de l'auto est devenu l'occasion de grandes manifestations en faveur de l'automobile. En effet, à mesure que les États et les collectivités territoriales s'engageaient dans la lutte contre le changement climatique, une série de réglementations rendait l'usage de la voiture de plus en plus coûteux et de moins en moins facile. Tandis que l'État mettait en place la taxe carbone pénalisant directement l'automobiliste, de nombreuses municipalités ont multiplié les couloirs de bus et les pistes cyclables, limitant ainsi sensiblement l'espace public auparavant dévolu à la voiture. Tout cela fut fait avec une certaine efficacité, puisqu'un nombre croissant d'individus renoncent à la voiture pour privilégier les transports doux.

Mais toutes ces mesures ne sont pas du goût de l'APAD, l'Association Pour un Automobilisme Durable. Créée à l'occasion du Salon de l'auto 2016, l'APAD ne cesse de mettre en avant les réels progrès réalisés par l'industrie automobile en matière de diminution des émissions de gaz à effet de serre : voitures hybrides, filtres, biocarburants de deuxième génération, etc. Au vu de ces progrès, les membres de l'APAD estiment qu'il est absurde et injuste de s'acharner sur les automobilistes, et c'est pourquoi chaque année, au mois de novembre, ils organisent une gigantesque manifestation en voiture sur le périphérique parisien ou dans le centre-ville.

Sans être farouchement anti-auto, Mr Hulot a choisi de ne pas posséder de voiture personnelle. Il est vrai qu'habitant en ville, il n'en a pas un besoin pressant : il se déplace souvent à vélo, et cet exercice quotidien lui épargne d'avoir à faire du sport ou du jogging tous les dimanches matins pour perdre du poids. Parfois, quand il fait froid ou quand il n'est pas en grande forme, il prend les transports en commun. Quand il s'agit d'aller plus loin, il prend le train ou s'arrange pour trouver un co-voiturage. Enfin, quand il a ponctuellement et réellement besoin d'une voiture pour aller à la campagne ou pour un autre déplacement inhabituel, il en loue une ou il appelle un taxi. Il peut bien se le permettre, étant donné l'argent qu'il a économisé depuis qu'il a décidé de revendre sa voiture sans la remplacer : entre le prix d'achat, les assurances, les péages, l'entretien, le stationnement et le carburant, une voiture coûte facilement 400 euros par mois.

Le renoncement à la voiture est un bon exemple de sobriété énergétique
qui permet de réduire ses émissions de gaz à effet de serre sans dépenser plus. Ici, il n'est pas nécessaire d'avoir d'importants revenus pour investir dans des technologies propres : Mr Hulot l'a bien compris, et c'est pourquoi il a fait ce choix. De toutes façons, il sait bien que le mode de vie français, fondé sur la voiture, n'est pas durable : en 2007, il y a environ 35 millions de voitures en France pour 60 millions de Français, et il y a 800 millions de voitures dans le monde. Le mode de vie occidental, fondé sur la voiture individuelle, ne sera jamais durable, parce que la planète ne supportera jamais 5 milliards de véhicules, fussent-ils propres. Il faut donc moins de voiture, et Mr Hulot a donc choisi de ne pas en avoir.

Extrait d'un texte original de Luc Semal disponible sur www.epe-asso.org/doc_prix/Rapport%20Luc%20Semal%20Prix%202008.pdf "

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