Comment réduire l’empreinte écologique de ses vacances ?

Publié le 27 juillet 2018
Quitter le béton pour rejoindre un coin de verdure, la plage ou la montagne… Les vacances au soleil, on les attend toute l’année. Si relâcher la pression est une nécessité, attention à ne pas relâcher ses bonnes habitudes. Même en vacances, on peut réduire sa consommation énergétique et son empreinte écologique. A l’heure où l’on nous parle des dégâts du tourisme de masse (plages polluées, zones piétinées, montagne de déchets, explosion des émissions de gaz à effet de serre…), voici quelques conseils pour garder le bon cap.

impact énergétique des vacances

Réduire son empreinte écologique en adoptant les bons gestes avant de partir…

Débrancher ses appareils électriques.


Les appareils multimédias et informatiques (ordinateur, box ... ) sont en moyenne responsables de 13,5 % de la consommation d’électricité d’un foyer. Même éteints, certains consomment s’ils restent branchés.
Astuce : Si vous avez suivi les Gestes éclairés de la FNH, éteignez-les en quelques secondes grâce aux multiprises à interrupteur !

Vider, dégivrer le frigo et le laisser éteint.

Quand on part en vacances, le frigo est généralement vide… alors autant en profiter pour le dégivrer et le laisser éteint pendant votre absence. Chaque demi-centimètre de givre augmente la consommation de l’appareil de 30% ! Et faites la même chose avec votre congélateur. Un dégivrage régulier permet d’économiser de 10 à 30 € par an.

Couper la chaudière ou le chauffe-eau

Le chauffe-eau et la chaudière consomment de l’énergie en permanence. Alors sans hésiter, il faut les couper (attention, si votre chauffe-eau est équipé d’un système anticorrosion, laissez-le alimenté en électricité).

Et n’oubliez pas de couper les arrivées d’eau et de gaz générales de votre logement !

Sur la route des vacances, j’allège mon empreinte écologique

Privilégier le train :

Le transport aérien reste le principal poste carbone de nos vacances. Il représente à lui seul 20% des émissions mondiales du tourisme, tandis que train est, sans aucun doute, le moyen de voyager le moins impactant. Il est aussi souvent plus rapide que la voiture.
•    Pensez à réserver vos billets de train à l’avance pour profiter d’offres intéressantes.
•    Pour les trajets longs en France et en Europe, considérez l’option train de nuit, agréable et moins chère que les TGV. Certaines centrales de réservation en ligne permettent désormais de réserver auprès de la plupart des compagnies ferroviaires européennes : https://www.thetrainline.com/fr/information/train-de-nuit
Liste des lignes de nuit en Europe : https://www.interrail.eu/fr/planifier-un-voyage/trains-en-europe/trains-...
•    Vous pouvez également voyager à travers toute l’Europe grâce à des pass permettant de visiter plusieurs pays européens, dont le célèbre Interrail. Les prix sont compris entre 130€ et 600€ en fonction du nombre de pays visités et de la durée du voyage. Toutes les infos et offres sur Interrail : http://www.interrail.eu/fr et Eurail: http://www.eurail.com/en
train de nuit

Si se déplacer en train est impossible, il est possible d’opter pour le car ou le covoiturage.

Blablacar est le site de covoiturage le plus connu. Il fonctionne bien mais prend une commission sur les voyages. Il existe aussi Covoiturage Libre : Plateforme ne vivant que de dons, elle ne prend pas de commission.

Et si malgré toutes ces possibilités, vous devez quand même de prendre la voiture, réduisez votre consommation de carburant en :

•    voyageant avec d’autres passagers (famille ou co-voitureurs)
•    réduisant votre vitesse (110 km/h sur l’autoroute maximum)
•    Limitant l’utilisation de la climatisation, très énergivore.

•    Tout au long de l’année, veillez aussi à entretenir votre voiture : un véhicule bien entretenu permet d’économiser 10% du volume de carburant utilisé.

Réduire son empreinte écologique sur son lieu de vacances

Continuer à trier ses déchets

•    Trier ses déchets, c’est le geste évident, qu’il faut continuer à faire, même en vacances ! Renseignez-vous sur le site internet de la commune où vous séjournez. Si le local poubelles ne propose pas les différents bacs, on fait un petit repérage à l’arrivée, pour localiser les bornes de collecte de verre, emballages plastique, carton, papier…

Rester au top sur les économies d’énergie

•    Profitez d’être en vacances pour vous déplacer à vélo ! Pendant que les autres cherchent désespérément une place de parking, gagnez facilement la plage et maintenez-vous en forme !
•    Pendant l’été, baissez la température de la chaudière ou du chauffe-eau sur votre lieu de séjour.
•    Les douches sont plus économes en eau que les bains et bien plus efficaces pour rincer le sel et le sable. Pour les plus courageux, vous pouvez doper vos économies d’énergie en vous douchant à l’eau fraîche. Coup de fouet tonique garanti !
•    Ne laissez pas vos chargeurs, appareils, box branchés toute la journée.
•    Pour limiter l’usage très énergivore de la climatisation, fermez les volets la journée, aèrez et rafraîchissez la nuit.

Avoir le reflexe local, de saison et bio

•    Quoi ne plus agréable qu’arpenter les marchés de producteurs : on évite ainsi la cohue des supermarchés et on soutient l’économie locale.
•     Avec l’abondance des fruits et légumes d’été, c’est aussi le bon moment pour réduire sa consommation de protéines animales, en les associant avec des protéines végétales (pois-chiches, lentilles, quinoa, fèves…).

Bannir les bouteilles, les pailles et les sacs en plastique

Le plastique est un dérivé du pétrole qui finit dans la nature et les océans. Il se boit en France 9,3 milliards de litres d’eau en bouteilles chaque année, ce qui nous place dans le top 5 des plus grands consommateurs de bouteilles plastique.
•    Il est donc essentiel de bannir les bouteilles en plastique, même en vacances. Les gourdes et les thermos font parfaitement l’affaire. Pour les gourmands et les enfants, on peut y mettre du sirop, du citron pressé ou des feuilles de menthe fraîche, du thé glacé maison…
•    Comme à la maison, on pense à avoir toujours un sac de courses réutilisable.
•    Lorsque vous commandez un cocktail, pensez à préciser que vous ne voulez pas de paille. Elles sont une plaie pour les océans (ou bien achetez en une réutilisable en inox).

Choisir des activités responsables

•    La randonnée est une activité peu coûteuse, source de bien-être et non polluante, si on ne laisse aucun déchet derrière soi.
•    Pour les activités nautiques, s’orienter plutôt vers la voile, le surf, le kitesurf, la planche à voile, le snorkeling. Les sports motorisés (jet ski, ski nautique et autres bouées tractées par des bateaux) sont bruyants, polluants et dérangent la vie sous-marine.
•    Indispensables à la protection de notre peau, les écrans solaires ont des effets désastreux sur les milieux aquatiques. Chaque année, 4 000 à 6 000 tonnes de crèmes solaires sont rejetées sur les récifs coralliens. Les autorités d’Hawaï viennent tout simplement de les interdire. Désormais, plusieurs marques proposent des crèmes à base d’écrans minéraux, écologiques et respectueuses des océans.

Respecter la nature

•    Emprunter les sentiers balisés et ne pas se laisser tenter à cueillir les fleurs.
•    Ne laisser aucune trace, aucun déchet sur la plage ou dans la nature.
•    En plongée, faire très attention aux coups de palme malheureux qui peuvent endommager le milieu, notamment le corail, et profiter du spectacle sans perturber la faune.
•    Si la pêche à pied est une activité très ludique, avec ou sans les enfants, se renseigner avant : Qu’ai-je le droit de prélever (espèces, taille, quantité) ? Et se limiter à ce que l’on va consommer réellement.