Propositions

Pourquoi protéger l’agriculture au même titre que la culture par une « exception agri-culturelle » dans les accords de libre-échange ?

Publié le 02 octobre 2019 , mis à jour le 07 juillet 2021

Eriger en dogme absolu le droit de commercer pour commercer, sans prise de conscience des impacts considérables sur le climat, la biodiversité, la santé, l’emploi, la démocratie…est devenu irresponsable. Pour que les nouveaux accords de commerce entre l’Union européenne et le reste du monde ne suivent pas le modèle du CETA, accord avec le Canada ou du MERCOSUR, il faut changer les règles du commerce mondial. En ce sens, la Fondation Nicolas Hulot et l’Institut Veblen présentent 37 propositions dans un rapport intitulé « Mettre le commerce au service de la transition écologique et sociale ». Parmi les mesures clés, la proposition n° 36 : « promouvoir une exception agriculturelle ».

Mettre en place une exception agricole, parce que les biens agricoles ne sont pas des marchandises comme les autres.

L’ UE produit et exporte des pesticides interdits dans l’Union car considérés comme dangereux. Puis 
les pays membres importent des denrées agricoles traités avec ces mêmes pesticides qui se retrouvent dans les assiettes des européens.

C’est donc la double peine : pour les agriculteurs qui subissent une concurrence déloyale, pour les écosystèmes détruits par ces substances nocives, et pour les citoyens intoxiqués à leur insu. 

L'article vous a été utile pour mieux comprendre cette actualité ?

Pour approfondir le sujet

Ratification du CETA : maudits soient les yeux fermés !
CETA : Nicolas HULOT appelle à en finir avec les incohérences !
Quel commerce international face aux défis écologiques de demain ?