Mes déplacements

Faire un choix

Je choisis mon mode de transport

En connaissance de cause > Lorsqu’il s’agit d’aller loin, trois modes de transport principaux sont possibles : la voiture, le train ou l’avion. Le choix dépend bien sûr de la distance, mais aussi de la sensibilité de chacun à l’égard de la planète. L’avion mérite d’être évité sur de courtes et moyennes distances (300 à 700 km), car le décollage et l’atterrissage sont très gourmands en kérosène. Le train est le mode le moins dangereux et de beaucoup le moins polluant. De plus, il dépose les passagers au cœur de la ville.

Émissions de gaz carbonique (CO2) par mode de transport et par personne sur un trajet Paris-Marseille :

• Voiture : 136 kg (pour le conducteur seul, 68 kg avec un passager)

• Avion: 115 kg

• TGV : 10 kg

(avec un taux de remplissage de 80% pour le train et l'avion)

La voiture

J'opte pour une moindre consommation

Peser le pour et le contre > La voiture est un moyen de transport à consommer avec modération. Quand il est indispensable de l’utiliser, il faut penser à optimiser ses déplacements : regrouper les courses (une liste de courses est bien pratique pour ne rien oublier, à l’hypermarché par exemple), pratiquer le covoiturage... Pour les petits trajets, la marche à pied, le vélo, les rollers, la trottinette, sont recommandés. En cas de grosse fatigue, le bus fera l’affaire ! Enfin, les jours de grosses chaleurs, la voiture est fortement déconseillée, car elle contribue à la pollution à l’ozone.

En ville, 50 % des trajets en voiture font moins de 3 km. La combustion d’1 litre d’essence produit 2 kg de CO2.

Le bonus écologique > Les petits véhicules consomment moins que les voitures puissantes : une étiquette énergie doit être apposée sur chaque véhicule neuf depuis 2006 (classes A à G).

Mis en place depuis 2007, le système «bonus malus» vise à récompenser, via un bonus, les acquéreurs de voitures neuves émettant le moins de CO2 et à pénaliser, via un malus, ceux qui optent pour les modèles les plus polluants.

Aide aux véhicules "propres" : bonus écologique = jusqu’à 5 000 euros

Tout est dans la boîte > Pensez-y à l’occasion de votre prochain achat. Les véhicules équipés d’une boîte de vitesse automatique consomment plus de carburant que ceux possédant une boîte mécanique manuelle ou robotisée.

En ville, un 4x4 consomme 3,6 l de carburant de plus qu'une berline équivalente, rejette plus de CO2 et occupe plus d’espace qu’une voiture moyenne.

Je vais dans les stations de lavage

Une discipline pour tous > Laver sa voiture devant la maison, c’est envoyer directement dans les égouts ou dans la nature les hydrocarbures, les graisses et autres solvants. Les centres de lavage spécialisés sont équipés de bacs de décantation qui traitent ces éléments polluants. Cependant, comme il est facile de se laisser aller à la surconsommation d’eau dans ces centres, il faut rester vigilant.

J’entretiens mon véhicule

Sécurité pour tous > Un véhicule en bon état est avant tout un gage de sécurité pour tous les usagers de la route.

Surveiller la pression des pneus > Rouler avec des pneus sous-gonflés entraîne une usure plus rapide et une sur-consommation de carburant. 0,5 bar de pression en moins, c’est déjà 2,4% de consommation en plus. Il existe des pneus "basse consommation" qui réduisent celle-ci jusqu’à 5%.

Penser à la révision > Un véhicule doit être réglé et révisé régulièrement (carburation, allumage, filtre à air, niveaux des liquides...), et passer le contrôle technique : tous les 2 ans à dater du 4e anniversaire de sa 1ère mise en circulation. Tous les ans pour un véhicule utilitaire.

Contrôler le filtre à air > S’il est encrassé, il peut entraîner une consommation supplémentaire de 3%.

Un véhicule mal entretenu et mal réglé consomme facilement 25 % de carburant en plus

J’évite la climatisation

Un luxe qui coûte cher > En France, la climatisation est rarement nécessaire. Elle est très polluante pour l'atmosphère et elle contribue à l'effet de serre, à cause des fuites du fluide frigorigène et de la surconsommation de carburant lors de son fonctionnement. Si c'est une option lors de l'achat de votre véhicule : n'en faites pas la demande.

Du bon usage > Si vous utilisez la clim' : fermez les fenêtres, tenez-vous en à 5°C de moins que la température extérieure et coupez-la dès que possible.

Faire de l’ombre > Dans tous les cas, et pour rafraîchir l'intérieur du véhicule, penser à fixer des pare-soleil pendant le stationnement et à ouvrir les fenêtres avant de partir. Si, en plein été, un long trajet se profile, il est bon d’éviter les heures “chaudes”.

Entretenir la clim’ > L’hiver, faites-la fonctionner une fois par semaine, de préférence sur route ou autoroute, pour conserver une bonne étanchéité du circuit. Tous les ans, changez le filtre à air habitacle. En fin de vie de véhicule, faites récupérer les fluides frigorigènes qu’elle contient.

Surconsommation de carburant liée à la climatisation : jusqu’à 10% sur route et 25% en ville.

Je privilégie les déplacements collectifs

Covoiturage : ensemble, c'est mieux > Pour aller tous les jours au même endroit, on peut essayer de trouver des compagnons de route : 80% des conducteurs français roulent seuls dans leur voiture. En se regroupant, on diminue le nombre de véhicules en circulation et on partage les frais : c’est le covoiturage. Dans certaines entreprises apparaissent des "petites annonces” pour partager des trajets domicile/travail. Sur Internet, des sites spécialisés offrent ou demandent des places pour utiliser plus rationnellement la voiture au quotidien.

L’auto-partage : une solution d'avenir > Cette pratique se développe dans certaines grandes villes comme à Strasbourg, Lyon, Marseille, Paris... Les adhérents des sociétés d’auto-partage disposent d’un véhicule tous les jours, 24 h sur 24, sur un simple coup de fil, pour quelques heures ou plusieurs jours et même pour un départ immédiat. Le véhicule est pris et ramené au même endroit. Autre avantage de l’auto-partage : des véhicules récents, entretenus et révisés régulièrement.

Je réfléchis au choix de mon carburant

De nouvelles solutions > Et si l’avenir passait par les véhicules fonctionnant au Gaz de pétrole liquéfié (GPL), au Gaz naturel véhicule (GNV) ou à l’électricité ? Cette question, aussi déstabilisante soit elle doit initier un changement de comportement. En effet, ces carburants, auxquels on n’a pas l’habitude de penser quand il s’agit d’acheter une voiture, deviennent des réalités incontournables... De plus, ils présentent des qualités tout à fait intéressantes : moins polluants, ils coûtent moins cher qu’un carburant classique pour le même nombre de kilomètres parcourus.

Coup double > L’achat d’une voiture à carburant “vert” donne droit à un crédit d’impôt. Il existe aussi une nouvelle génération de véhicules “hybrides”, c’est-à-dire fonctionnant avec un carburant classique et en mode électrique selon les conditions de circulation (route ou ville). Cette bi-motorisation permet de diminuer sensiblement la consommation de carburant et les émissions de CO2.

Primes versées par l’ADEME : 3 200 € à l’achat d’un véhicule électrique et 400 € à l’achat d’un scooter électrique.

Je coupe le contact en cas d’arrêt

Stopper le gaspillage > En cas d'arrêt prolongé (livraisons, courses, conversations téléphoniques, files d'attente...), il est recommandé de couper le contact. Cette opération peut être automatique sur les véhicules disposant du système "Stop and Start", mis en place par certains constructeurs : le moteur, mis en veille en cas d’arrêt, permet ainsi d'économiser jusqu’à 10% de carburant. Au-delà de 20 secondes au ralenti,le moteur d’un véhicule aura consommé plus d’énergie que s’il est arrêté puis redémarré.
Sur le 1er km, une voiture consomme 50 % de carburant en plus et pollue 4 fois plus.

Les transports en commun

Une décision primordiale > Choisir les transports en commun, c'est préserver la qualité de l'air et réduire l'effet de serre. Un autobus rempli de passagers permet de retirer 40 à 50 véhicules de la route. Et pour un même trajet, on consomme en bus 2 fois moins d'énergie qu'en voiture.

Une rapidité prouvée > La vitesse moyenne du métro est de 27 km/h. Celle d'une voiture en ville est de 14 km/h (hors temps passé pour se garer).

Un verdict sans appel > Moins polluant, plus sûrs, plus rapides : sans aucun doute, les transports en commun sont à privilégier.

Par kilomètre et par personne, le tramway consomme 15 fois moins d’énergie que la voiture.

La marche

Une pratique naturelle > Souvenons-nous que la marche à pied est une activité inhérente à l’être humain. Se déplacer à pied ou à vélo est aussi bon pour la santé que pour l’environnement.
Un contexte peu favorable >
Malheureusement, les équipements – surtout en ville – ne facilitent pas toujours ces petites escapades (pistes cyclables insuffisantes, trottoirs inexistants ou impraticables pour la marche...).Le petit + santé : l'équivalent de 30 minutes de marche rapide quotidienne, c'est réduire les risques d'accidents cardio-vasculaires.

Je compense mes émissions incompressibles de carbone
Que l'on soit un particulier, une entreprise, une institution ou une collectivité, limiter son impact sur le climat s'inscrit dans un parcours en trois étapes.

1. En priorité, réduire ses émissions de CO2 à la source c'est-à-dire lutter contre le gaspillage, économiser l'énergie, repenser ses besoins pour qu'ils soient moins énergivores et adopter des comportements plus sobres en énergie et moins émissifs en CO2. Cela passe par un état des lieux de ses émissions de gaz à effet de serre grâce au Coach Carbone et par l'adoption d'éco-gestes.

2. La recherche de l'efficacité énergétique ou comment faire mieux avec moins de consommation énergétique et moins d'émissions de CO2. Cela passe par la recherche de la performance énergétique, l'isolation de son logement ou encore l'investissement dans les énergies renouvelables.

3. Dès lors qu'on a franchi ces 2 étapes et pour les émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation quotidienne d'énergie à l'usage des besoins fondamentaux, il est possible de compenser volontairement tout ou une partie de ses émissions de CO2 incompressibles, c'est-à-dire celles que l'on a pas pu éviter. Cela consiste à réduire son impact sur l'environnement en soutenant des projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre (efficacité énergétique, énergies renouvelables) ou de séquestration du carbone (reforestation).

A cette fin, il existe des programmes de développement mis en oeuvre dans les pays du Sud visant à réduire la précarité des populations les plus vulnérables face au changement climatique. Ils sont basés sur l'accès à l'énergie et visent des bénéfices environnementaux, sociaux et économiques.

A titre d'exemples :
- CO2 solidaire vous propose d'affecter votre compensation carbone volontaire dans une action de solidarité climatique.
- Action carbone propose également un programme solidaire, sans but lucratif, pour lutter ensemble contre le changement climatique.