Mon jardin

Prendre soin de la terre

Je fais mon compost

Presque tout est bon > Tous les déchets organiques peuvent être compostés.

Un processus naturel > Le compost est un mélange de résidus organiques et minéraux fermentés, utilisé pour fertiliser la terre du jardin potager, du jardin d’agrément ou des plantes en pot. Il peut être réalisé au fond du jardin, en tas ou en composteur labellisé "NF Environnement", voire sur votre balcon dans un composteur à lombrics.

Assurez-vous que vous pourrez ensuite réutiliser ou donner ce compost pour qu'il ne finisse pas à la poubelle.

Un microzoo bien actif > La transformation des déchets organiques en compost nécessite de l’oxygène et l’aide d’organismes vivant dans le sol : bactéries, champignons, protozoaires, mais aussi lombrics, acariens, cloportes, coléoptères ou autres insectes.

La bonne recette > L’art du compostage se résume à 3 règles d’or :

1. Bien mélanger déchets humides et secs

2. Maintenir le tas juste humide

3. L'aérer en le brassant pour le décompacter et l’homogénéiser.

Les déchets qui font mon compost > Les déchets de la maison en général : essuie-tout, cendres de bois, sciure, copeaux, plantes d’intérieur...

Les déchets de cuisine : épluchures hors agrumes, coquilles d’œufs (écrasées), marc de café, filtres en papier, laitages, croûtes de fromage, fanes de légumes, fruits et légumes abîmés, os, arêtes...

Les déchets de jardin : tontes de gazon, feuilles, fleurs fanées, mauvaises herbes, petites branches...

Environ 1/3 des déchets qui finissent dans la poubelle d’un Français peut être composté.

Je favorise la biodiversité

Un espace vital > Les jardins, les terrasses et les balcons représentent un habitat pour les espèces qui y vivent : c’est important, notamment en milieu urbanisé. Pour que les animaux s’y sentent bien, voici quelques exemples d’espaces à créer :

• Planter des arbres et des haies aux essences adaptées à votre jardin (climat, sol, exposition...).

• Aménager une mare.

• Laisser un endroit en friche propice au développement d’une flore locale diversifiée (les oiseaux, abeilles et papillons apprécieront).

• Mettre en place des nichoirs, des mangeoires, une boule de graisse mélangée à des graines en hiver, un abri à hérisson...

• Participez aux opérations d'observation de la biodiversité  : ex. le suivi photographique des insectes pollinisateurs, l'observatoire des papillons des jardins ou celui des plantes sauvages de ma rue

• Découvrez la plateforme de l'écovolontariat, des chantiers nature et des sciences participatives, J'agis pour la nature

Les végétaux, en période de croissance, absorbent du CO2 et participent ainsi à la lutte contre l’effet de serre.

Je refuse les traitements chimiques

Des impacts en chaîne > La France est le 4e utilisateur mondial de produits phytosanitaires et le 1er européen. Elle en a consommé 71 600 tonnes en 2006 dont environ 95% dans l'agriculture et 5% à des utilisations diverses (2/3 par des jardiniers amateurs et 1/3 pour l'entretien des voies de transport et des espaces publics). En 2007, l'IFEN a relevé la présence de pesticides sur 91% des points de mesures des cours d'eau et 59% des points de mesure des eaux souterraines.

Jardiniers en herbe > La France compte 17 millions de jardiniers amateurs. Nombre d'entre eux utilisent régulièrement des produits phytosanitaires (désherbants, insecticides, fongicides) et des engrais chimiques. Il est recommandé de mettre en œuvre des pratiques alternatives (désherbage manuel, paillage naturel, produits homologués en production biologique...) pour tous les jardins potagers ou d'agrément.

Choix des aliments > Pour réduire l'utilisation des produits chimiques, privilégiez les produits alimentaires issus de l'agriculture biologique, de production intégrée ou autres démarches respectueuses de l'environnement.

Favoriser les engrais naturels > Pour la fertilisation des potagers et jardins d'agrément, il est préconisé de favoriser des produits d’origine végétale ou animale. Ils sont aussi variés que le fumier, la corne broyée, le guano, la poudre d’os... Attention tout de même à respecter les dosages et à utiliser le produit qui correspond au besoin de votre sol ! Pensez à utiliser le compost réalisé dans votre jardin lors de vos plantations.

Stocker à l’écart > Dans le cas d'une utilisation de produits chimiques, elle doit se faire dans le respect scrupuleux des préconisations du fabricant sur le dosage et les précautions à prendre. Ex. : ne pas traiter près d'un cours d'eau et ne pas jeter les surplus dans les eaux usées. Les produits sont à ranger dans des contenants étanches, hors de portée des enfants ou des animaux et dans des lieux ventilés. Privilégions les alternatives aux produits chimiques.

La France est le 1er consommateur de pesticides européen.

Veiller sur son jardin 

Je préserve l’eau

Profiter du soir > L’eau de pluie est un bienfait que l’on peut récupérer à partir des gouttières dans des bacs, ou mieux, des citernes (il en existe de toutes tailles). Cette eau servira à l’arrosage des plantes, du jardin, ou à d’autres usages extérieurs (lavage de terrasse, VTT...).

Récupérer l’eau > Avant de construire son logement, il est intéressant d’étudier la possibilité d’un second réseau d’eau non potable, par exemple raccordé à un réservoir alimenté par de l’eau de pluie, sous réserve que la réglementation le permette.

Espacer les tontes > Un gazon que l’on laisse pousser un peu plus haut devient plus résistant à la sécheresse et économise l’eau d’arrosage. Adopter la tonte haute (6 à 8 cm).

Evaporation d'un gazon : 3 à 6 litres d'eau par m2 et par jour quand il fait chaud.

Je préviens les herbes indésirables

Un travail de tous les instants > Arracher régulièrement les mauvaises herbes, c’est éviter qu’elles ne grainent. Pour lutter naturellement contre ces indésirables, il faut pailler les plants avec des feuilles, des herbes ou des écorces de pin ou bien biner régulièrement le terrain.

J’éloigne les parasites

Un petit effort > Les insectes parasites peuvent être éliminés d’un jardin par des moyens naturels :

• En les enlevant à la main (cocons et œufs de chenille, pucerons...).

• En posant un filet anti-insectes sur les fruits et légumes.

• En mettant à contribution les auxiliaires naturels : les coccinelles (disponibles chez un jardinier ou un grainetier, leurs larves sont très friandes de pucerons...).

• En adoptant certaines plantes qui éloignent les pucerons : œillets d’Inde, menthe, thym, sarriette...

Une coccinelle dévore jusqu’à 100 pucerons par jour.